Tableaux de la Révolution française publiés sur les papiers inédits du département et de la police secrète de Paris, Volume 2

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Veit, 1869 - France - 528 pages
 

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Page 437 - Il ya, dans les communes divisées en plusieurs municipalités, un bureau central pour les objets jugés indivisibles par le corps législatif. Ce bureau est composé de trois membres, nommés par l'administration de département , et confirmés par le pouvoir exécutif.
Page 85 - Quand il parle, on entend des vociférations semblables à celles des hommes qui ont un scorbut; une voix sépulcrale sort de sa bouche; et quand il a parlé, sa figure ne reprend son assiette ordinaire qu'après des vibrations dans les traits de sa figure; il donne de l'œil par trois fois, et sa figure se met eu équilibre.
Page 206 - Rapport fait au nom de la commission chargée de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices, par EB Courtois, député du département de l'Aube, dans la séance du 16 nivôse an III...
Page 134 - Les marchés sont très peu approvisionnés; « à peine les paysans sont-ils arrivés, que des harpies « sous l'habillement de femmes se jettent sur eux et leur « enlèvent leurs marchandises ; après, ils disputent sur « le prix et il arrive fort souvent que le malheureux « ne peut pas reconnaître celle qui a sa marchandise.
Page 199 - Lorsqu'un citoyen de la section fait une proposi« tion qui ne nous convient pas, nous nous levons tous, « et nous crions que c'est un intrigant, un signataire « (des anciennes pétitions constitutionnelles). C'est ainsi « que nous imposons silence à ceux qui ne sont pas dans
Page 469 - ... nous entre« tiennent de la peinture affligeante du rentier, ayant vendu ses hardes, • vendant ses meubles, et étant, pour ainsi dire, à sa dernière pièce, bientôt • ne pouvant plus rien se procurer, réduit à la fatale extrémité de s'ôter la • vie.
Page 184 - J'illuminerais ce soir mes croisées, si la chandelle n'était pas si rare. » Le soir, dans tous les groupes et cafés, on parlait de la mort de ces conjurés; le récit de leurs derniers moments était l'unique objet des conversations. On disait dans plusieurs endroits qu'Hébert avait dénoncé une quarantaine de députés.
Page 177 - L'opinion paraît bien prononcée contre Hébert et sa clique. Au café du Caveau, palais Égalité, comme ailleurs, on s'entretenait de manière à ne laisser aucun doute sur cet objet. ,,Ce sont sans doute ceux du même parti, disait-on, qui, pour faire diversion, font circuler dans le public, qu'il existe une autre conspiration, dont les chefs sont Bourdon de l'Oise, Philippeaux etc.
Page 164 - On donnait au théâtre de la Cité un drame nouveau, où les évêques de l'ancien régime, les prêtres et les moines sont montrés sous un point de vue qui ne leur est pas favorable ; le public a beaucoup applaudi à tout le mal que l'on en disait. Cet applaudissement prouvait que le peuple est totalement désabusé de la superstition. Le drame est mêlé de bouffonneries qui ont beaucoup fait rire le s spectateurs... Si le goût du peuple était aussi formé que son patriotisme est fortement...
Page 341 - ... toujours très échauffées, et, d'après les particularités que nous avons pu recueillir, nous sommes fondés à croire que la pénurie des subsistances a été le prétexte, malheureusement trop plausible, dont se sont servis les agitateurs pour égarer les citoyens crédules, mais que la cause du mouvement populaire, organisé depuis longtemps, provient de la faction des anciens meneurs...

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