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24.ne. dividende, Résultat des opérations de la banque de France, pendant le deuxième semestre, 1811,

Extrait du compte de profits et pertes, au 24 Décembre, même année,

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Vous saver, Messieurs, s'il vous eût été agréable de vous pré. Senter des résultats plus favorables.

Nous devons espérer qu'ils le seront en effet davantage pour 1812.

Chaque jour la masse des effets de commerce s'accroît dans Botre portefeuille.

$ II. Opérations de la banque. Escompte. Les effets escomptés se sont élevés à 391, 389, 483 fr. 70 c.

Effets remis par les comptes courans et recouvrés gratuitement pour eux, 410,011,045 fr. 57 c.

Mouvement des caisses.

Entrée et sortie.
En billets...

2,659,991,500 fr.
En argent...

634,049,907, 36 c.

Total 3,294,041,407. 36. La Banque à fait aussi les autres services autorisés par les lois et les statuts, tels que les avances sur les dépôts des lingots et monnaies étrangères, les dépôts volontaires de titres, lingots d'or et d'argent, monnaies et diamants.

Il est juste de vous répéter, Messieurs, qu'on retrouve toujours la banque le même ordre, la même précision et la même exactitade dans les opérations et dans la tenue des écritures.

La banque n'a fait absolument ancune perte sur les effets escomptés pendant l'année 1811.

$ III. Comptoirs d'Escompte. Lyon. Les résultats compensés des deux semestres n'ont été, pour l'année 1811, que de 39,965 fr. 83 c.

Rouen. Ils ont été de 72,576 fr. 82 c.
Lille. Comptera bientôt pour les produits.

Le résultat général pour les trois comptoirs a été, pour les deux semestres réunis, de 104,982 fr. 96 c.

A Lyon, à Rouen, à Lille, il est bien reconnu que les comptoirs rendent de grands services; que c'est l'établissement le plus utile pour les lieux où il y a une graude population, et où P'industrie commerciale peut se développer.

Il n'y a plus qu'une opinion sur ce point.

Le conseil-général se plait à rendre justice au zèle des directeurs et à la sagesse des conseils d'administration.

Les comptoirs r'ont éprouvé non plus aucune perte dans le recouvrement des effets escomptés. TOME IV.

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S IV. Billets de la banque de France, soit à Paris, soit dans les

comptoirs. En aucuu tems, la circulation de billets à Paris ne s'était autant élevée.

Elle a été de plus de130 millions.
Dans les comptoirs, elle augmente tous les jours.

Lyon avait reçu pour 3 millions de billets; le conseil-général a été obligé d'en créer pour 3 millions de plus.

Les 2,000,000 de Rouen ne suffiront pas.

Lille commence à apprécier tous les avantages des billets, qui économisent tant de frais, épargnent tant de sollicitudes, tout en garantissant aux porteurs la certitude du remboursement à volonté.

CHAPITRE III.

Translation de la banque de France dans son nouveau local.

Le décret impérial du 16 Janvier, 1808, portant bomologation des statuts de la banque, veut, art. 17, que

“ La banque ait un palais proportionné à la grandeur de son “ établissement, et à la magnificence de la ville de Paris, et que " les dépenses ne puissent être prises que sur le fonds de “ réserve."

L'ancien hôtel de Toulouse avait toujours été regardé comme pouvant le mieux remplir cette destination.

Sa majesté a daigné ordonner qu'il fut cédé à la banque.

Il était indispensable que le palais de la banque fut isolé, et' pour y parvenir, il fallait que la banque fùt aussi propriétaire des huit maisons rue Croix-des-Petits-Champs et Baillif, qui, avec l'hôtel, formaient l'île.

Sept de ces maisons sont devenues la propriété de la banque.
Cinq ont été démolies;
Les deux autres doivent l'être aussi.

La huitième qui n'a aucune communication avec le palais et la seule dont la banque ne soit pas encore propriétaire, forme l'encoignure des rues Baillif et Croix des Petits Champs.

L'alignement, arrêté déjà depuis long-tems, doit en faire disparaitre les deux tiers.

L'administration de la banque n'a pu encore s'acccorder avec le propriétaire.

Le conseil-général s'occupe d'un plan pour les terreins non nécessaires au service, en conciliant avec les intérêts de la banque toutes les vues d'utilité publique.

Deux ans out suffi pour les constructions et réparations du palals.

M. Delannoy, architecte, a dirigé les travaux avec l'intelligence qui le distingue.

Tout a été fait pour la sûreté de la banque, pour la facilité du service et pour la commodité du public.

Le bureaux et les caisses, lorsque le service est fini, ne laissent aucune communication,

Uue garde composée d'hommes choisis, attachés à la banque, Feille dans l'intérieur.

Deux corps de gardes militaires assurent l'extérieur.
Nous avons un poste de Pompiers.
Tous les bureaux sont indépendans les uns des autres.

Vastes, aérés, bien éclairés, ils préseutent au public un accès facile.

Les dépenses annuelles ne dépasseront pas, dans le nouvel établissement, celles qui se faisaient dans l'ancien.

Vous avez déjà vu que d'après l'art. 17, du décret impérial du 16 Janvier, 1808, les dépeuses d'acquisition et d'établissement ne peuvent se prendre que sur les fonds de réserve; elles serout réduites du prix des deux grands hôtels, Place des Vic toires et rue des Fossés-Montmartre, qui doivent être veudus.

En aucun cas, les dépenses du nouveau palais ne peuvent diminuer le dividende.

La translation de la banque s'est opérée avec le plus grand ordre, et le service n'a pas été interrompu un seul instant.

Il nous est permis de le dire, après taut de personnes qui ont examiné avec attention tous les détails de l'établissement, le conseil géuéral peut se flatter d'avoir rempli la vue de la loi ; le palais de la Banque de France est proportionné à la grandeur de son établissement et à la magnificence de la ville de Paris.

Le conseil-général a été très-satisfait, Messieurs, d'avoir pu conserver pour vos séances cette galerie qui a toujours été comptée parmi les monumens précieux du 17ème siècle.

Le conseil général n'avait plus qu'un veu à former, et vous vous félicitez de ce que ce veu est rempli.

Nous possédons dans cette enceinte la statue de S. M. l'empereur et roi.

Heureux, au milieu de nos travaux, de pouvoir contempler dans cette auguste image le sauveur de la France, le fondateur du plus puissant empire du monde.

C'est ainsi que nos yeux, comme nos cœurs, auront toujours présent le héros à qui il nous est si doux de consacrer tous nos sentimens de dévouement et de fidélité.

Rapport des censeurs de la Banque de France à l'assemblée générale des actionnaires, du 23 Janvier, 1812, prononcé par M. J. H. Martiu de Puech,

Messieurs, Il serait bien agréable pour les censeurs d'avoir à vous entretenir et à vous rendre compte de bénéfices considérables; mais, la situation dans laquelle se trouve le commerce de l'Europe n'a

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pas permis qu'ils fussent aussi grands que le zèle el les travaux de l'administration auraient pu les faire espérer.

Par le comte des opérations de la banque que M. le gouverneur vient de vous rendre, il résulte que vous avez reçu pour le premier semestre de l'année dernière, 85 fr. par action, et pour le second 31 fr.; ce qui fait pour les deux semestres 66 fr. de dividende; il a été mis en réserve 3 fr. 9. e. qui font un accroissement de valeur à l'action, le tout duement acquis; il reste en escompte, non acquis encore, réservé pour lesemestre prochain, une somme de 933,839 fr. 26 c.

Ce résultat, que les censeurs ont scrupuleusement vérifié, doit vous paraître satisfaisant à la suite des malheurs qu'a eprouvés, le commerce vers la fin de l'année précédente, dont la banque a été préservée par sa sagesse et son attention dans le choix des papiers qu'elle admet à l'escompte. Ces malheurs devaient vous faire cruindre encore une plus grande réduction d'affaires ; cependant la banque a escompté pendant l'année dernière 391,339,483 ff. 70 c.; les effets recouvrés gratuitement pour les comptes courans ont été de la valeur de 408,01 1,045 fr. 57 c. et le mouvement des caisses et des billets s'est élevé à la somme de 9,294,041,407 fr. 36 c.

Elle a la satisfaction de vous déclarer qu'elle n'a éprouvé aueune faillite, qu'elle n'a même aucun effet'en souffrance.

La vérification du portefeuille en est fréquemment faite par tes censeurs.

- La caisse des dépôts volontaires, établie pour la sâreté et pour la comınodité du public, prouve son utilité par les dépôts qui lui sont confiés.

Les comptoirs d'escompte établis à Lyon, à Rouen et à Lille, pour la facilité des transactions commerciales, pour maintenir le faux de l'escompte à bas prix, pour l'encouragement et l'accroisseInent des manufactures, se sont ressentis de la stagnation des affaires ; les détails qui viennent de vons en être donnés sont la cause du faible résultat qu'ils ont présenté pour les deux derniers semestres ; mais la confiance dans les billets y est si justement établie, que le comHierre de Lyon revenu des fausses idées qu'on lui avoit inspirées, en redemande, et a craint d'être obligé de faire ses paiements journaliers en espèces, tant il éproue de sûreté et d'exaetitude de la part du comptoir des compte dans le remboursement en numéraire, de ses billets au porteur, à leur présentation, et de facilité dans la circulation.

Ces dispositions préparent le plus grand développement dans les villes Manufacturières, pour des tems où le commerce pourra reprendre son activité naturelle.

L'administration et tous les bureaux de la banque sont réunis dans ce palais, qui répond à la grandeur de son établissement et de sa destinée. Il est isolée ; et si des constructions pour la conVeljanime de la banque pouvaient y devenir nécessaires, elles ne

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