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durée de notre gloire, et qui fait le bonheur de notre auguste souverain et de son épouse chérie.

Au milieu des fêtes qu'on donnait pour célébrer ce grand événement, l'empereur est venu dans cette enceinte; il vous a développé les motifs de haute politique qui l'ont déterminé à reculer nos frontières et à réunir de nouvelles provinces à Yempire.

S. M. vous a peint notre situation Aorissante, la fidelité de ses alliés, la gloire de ses armées, l'état prospère de ses finances.

Enfin, en vous annonçant qu'elle avait ordonné à son ministre de mettre sous vos yeux les comptes de 1809 et de 1810, S. M. vous a dit que bien qu'elle ait été obligée de mettre à la dispositions de ses ministres un crédit extraordinaire de 100 millions, elle ne demandait aucune imposition nouvelle. . C'est ainsi que depuis plusieurs années de guerre, de conquêtes et de créations, notre souverain termine ses discours; tandis que le gouvernement, qui veut lutter contre lui, demande chaque année au peuple anglais, de nouveaux emprunts, de nouveaux impôts, et de nouveaux sacrifices.

Peu de jours après cette mémorable séance, votre députation est venue déposer au pied du trône l'hommage de votre dévouement de votre amour; et par l'organe d'un président qui jouit de la bienveillance de notre mouarque et de votre confiance méritée, vous avez fait entendre l'expression noble et simple des pripcipes qui vous dirigent et des sentimens qui vous animent, dans cette audience, vous avez recueilli de nouveaux témoignages de l'affection paternelle de S. M.

Les formes solennelles de l'ouverture de vos sessions étant remplies, vous avez entendu le ministre de l'intérieur qui vous a fait, dans le plus grand détail, l'exposé de la situation de l'empire.

Seize départemens ont été réunis à la France, et ont produit un accroissement de population de cinq millions, et de 100 millions en revenus. Les communications ouvertes entre l'Escaut et la Baltique, entre le nord et le midi de l'Italie, rendront nos approvisionnemens maritimes, indépendans des escadres de pos ennemis.

Le ministre vous a parlé des progrès de l'université, de l'organisation des cours impériales qui va rendre à la justice sa force et sa dignité; de la mise en activité des dépôts de mendicité dans trente-deux départemens: de la création de grands séminaires; de l'acquisition qu de la réparation d'une multitude d'églises et de presbytères; des succès de l'industrie qui nous dédommage, par les découvertes du génie, des privations que la guerre entraîne.

Il vous a fait connaître ces travaux immenses, eutrepris pour construire des ponts, creuser des canaux, dessécher des marais, opposer des digues aux flots, aggrandir les établissemeas publics,

embellir nos cités ; ces travaux ont coûté près de 300 mil lions: ils égalent ainsi en deux années les efforts qu'on faisait zutrefois en un siècle. . Vous n'avez pas vu sans surprise sur tous les points de nos côtes et de nos frontières, ces fortifications qu'élève ou répare la pru- , dence au milieu des triomphes.

L'activité qui règne dans tous les ports, les ouvrages entrepris à Anvers, a Flessingue, à Cherbourg, à Terneuse, à Osteude, ces armemens' qui préparent pour l'avenir des succès à notre marine et de nouvelles destinées à l'océan, et l'état prospere du trésor public lorsqu'il doit pourvoir à tant de dépenses; tel est le tableau qui vous a été tracé.

Heureux le régpe où le récit des faits tient lieu d'éloges.

Après la présentation qui vous a été faite, Messieurs, de deux projets pour créer de nouvelles sous-préfectures, et d'un grand nombre de transactions qui intéressent les communes et les hospices, vous avez adopté le projet de loi sur les finances,

La satisfaction quo vous a fait éprouver son exanien est trop récente pour que je croie devoir vous en rappeler les détails.

L'orateur de votre commission des finances a dit, sur cette importante loi, tout ce qu'on pouvait ajouter aux motifs développés par les orateurs du conseil d'état.

Il a fait sentir les avantages de l'ordre établi, d'après lequel, cinq ou six mois suffisent pour vérifier et arrêter les comptes de de diverses régies.

Il a remarqué l'amélioration qui s'est faite dans la marche da recouvrement des contributions; la modicité des frais de poursuite pe lui a pas échappé.

Il a parcouru avec une égale sagacité les différentes causes de l'accroissement des revenus de l'état qui s'élèvent aujourd'hui 1954 millions, et les motifs des augmentatious de dépenses de divers départemens.

Nous avons acquis trois cents lieues de côtes et dix mille, matelots; de semblables acquisitions commandent un surcroft de dépenses; mais elles en donnent en même tems les moyens.

L'économie apportée dans plusieurs branches d'administration; l'augmentation du produit des deuanes; les mesures prises relativement au tabac qui, sans peser sur le peuple, feront jouir l'état du bénéfice que se faisaient exclusivement quelques como pagnies, et fourniront les moyens de parvenir à diminuer l'impot foncier; tout donne une pleine certitude de voir constamment nos ressources supérieures à nos charges.

La liquidation des années antérieures à 1808 est effectuée; celle des années suivantes est fort avancée; le service présent est assuré; il n'existe aucune inquiétude pour l'avenir. La France n'a besoin ni d'augmeytation de tarifs, ni d'emprunts ni de taxes nouvelles,

Ainsi vous avez les preuves évidentes de l'heureuse situation de nos fiņanccs, et certes elles doivent inspirer autant de confiance à nos concitoyens que de crainte à nos ennemis.

Mais, Messieures, au moment où par les ordres de S. M. on mettait sous vos yeux ces tableaux satisfaisans, un cri de triomphe est venu de l'Espagne jusqu'à nous.

La jonction de nos armées s'est effectuée; Badajoz attaquée vainement a été délivrée; Je maréchal Suchet a renversé les murs de Tarragone, en présence des Anglais, tristes témoins de cette victoire,

Une garuison de 18,000 hommes, vaillans et opiniâtres, n'a pu résister à la bravoure française ; 10,000 prisonniers, un grand nombre de cannoys et de drapeanx, sont les trophées du vainqueur. Nobles présages! qui confirment l'espoir que nous donnait, il y a peu de tems, un monarque, doni la victoire est accoutumée à accomplir les prédictions. - Au même instant un cri de détresse est sorti du sein des Iles Britanniques: le crédit qui soutenait sa puissance colossale et factice, s'est ébranlé ; et ce gouvernement, déjà banoi du Continent, mais qui se vautait naguères au milieu de l'encombrement de ses manufactures, de pouvoir en échanger les produits contre tout l'ordu Mexique et du Pérou, est aujourd'hui contraint de proclamer son erreur, d'avouer qu'il perd la confiance publique, et de proposer l'établissement désastreux d'un papier monnaie. Tel est le contraste que présente actuellement la situation de la France et celle de l'Angleterre.

Le gouvernement anglais veut la guerre, le monopole du commerce, et la domination des mers.

Ses alliés sont ou détruits, ou perdus pour lui, il ruine tous ceux qu'il veut soudoyer; il épuisse son peuple en efforts inutiles; il est puni de l'égoïsme par l'isolement; et après avoir entassé emprunt sur emprunt, taxe sur taxe, assiégé de plaintes, ménacé de troubles, il est réduit à proposer au peuple, pout ressource, une monnaie fictive, qui n'a d'autre gage qu'une confiance qui n'existe plus.

L'empereur, au contraire, veut la paix et la liberté des mers.

Ila huit cent mille hommes sous les armes; les princes de , l'Europe sont ses alliés; tout son empire jouit d'une tranquillité profonde,

Sans emprunts, sans anticipations, neuf cent cinquantequatre millions levés facilement, assurent la libre exécution de ses nobles projets, et S. M. ne nous charge que de vous porter des paroles de satisfaction et d'espérance.

Que de confiance, Messieurs, doit inspirer ce parallèle! Répandez-la daus l'esprit de vos concitoyens; communiquez-leur les impressions que vous avez reçues.

Votre tâche sera facile; vous les trouverez tous animés des TOME iv.

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mémes sentimens, pour un souverain qui n'a d'autre but dena res travaux que le bonheur et la gloire de son peuple.

8 Août.

MINISTÈRE DE LA MARINB.

Ecoles de seconde classe, Renseignemens sur les trois écoles pratiques de marine, dues

écoles de seconde classe, établies aux ports d'Anvers, de Brest, et de Toulon, par le décret impérial da 24 Mars, 1811, et sur les conditions * remplir pour y être admis. Ces écoles sont spécialement destinées à former des officiens mariniers et maîtres de diverses professions, maltres de mas noeuvre, maitres canonniers, chefs de timonnerie, mettres chare pentiers-calfats, maîtres voiliers, &c. et aussi des capitaines et officiers pour les bâtimens da commerce.

On enseigne aux élèves les élémens de l'hydrographie, toutes les manœuvres des vaisseaux, la connaissance du mé. cauisme des apparaux, leur usage, la pratique de la gamitur, du gréement, de l'arrimage, du canonnage, du charpentage, de la voilerie, les manœuvres habituelles de rade et de mer de loute espèce, et celles des embarcations.

Le cours complet des études est de trois ans; ce tems este coinpté comme service de mer. En sortant des écoles, les élèves sont incorporés dans les équipages de haut-bord, avec le grade d'aide-maitre dans la profession vers laquelle leur éducation aura été dirigée.

Les aides-maltres sont successivement appelés aux fonctions de second maître, et de maitre dans leurs professions respec tives.

Ils deviennent également susceptibles d'être employés, soit comme maîtres au petit cabotage, soit comme offciers ou capitaines des bâtimens du comnierce,

*Ils peuvent enfin parvenir au grade d'aspirant et d'officier dans la marine impériale.

Nul ne peut être nommé élève des écoles pratiques de ma sine qu'à l'âge de quioze ans.

Les demandes de places doivent indiquer la profession du père, et être appuyées.

1° De l'acte de vaissance du candidat.

2° Certificat de médecin, qui indique la taille du jeane houme, et qui atteste qu'il est d'une bonne constitution, qu'il n'a aurune difformité corporelle; enfin, qu'il a eu la petite vérole ou qu'il a été vacriné.

3° D'un certificat qui constate le degré de son instruction, Il faut qu'il sache lire et écrire en l'une des langues française,

italieane, allemaande ou Aamande, et être instruit des quatre premières régles de l'arithmétique.

Tout candidat est examiné à son arrivée à l'école, et sa ré ception est ajournée s'il n'a pas l'instruction exigée.

4° D'un certificat du préfet du département dans lequel le père a son domicile, pour faire connaitre s'il est en état de payer la pension de 400 fr. prescrite par le décret du 24 Mars.

Chaque élève est tenu d'apporter un trousseau de première pise, évalué à 240 fr.

La pension se paie d'avance par trimestre,

Au moyen de cette pension et du trousseau à fournir au moment de l'admission, les parens n'ont plus aucune dépense à leur charge.

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Paris, 18 Août.

Palais des Thuilleries. M. le duc de Looz, président de la députation de la Lippe, et M. Theotoki, présideot de la députation des Isles loniennes, ont présenté à ces audiences les adresses suivantes, auxquelles S. M. a répondu. Addresse de la députation du département de la Lippe.

Sire, Les députés da département de la Lippe, autorisés par la élémence de V. M. I. à venir déposer aux pieds de son trône les hommages les plus respectueux de la soumission et de la reconnaissance d'un peuple nouvellement réuni à son vaste empire, au milieu du spectacle imposant de la grandeur et de la paissance du premier mooarque de l'univers, se sentent encouragés par la pensée qu'ils parlent au nom des descendang de ces anciens Germains, dont la valeur balança long-tems la fortude des aigles romaines, et qui ont toujours été coonus par la droiture et la loyauté de leur caractère, et par un constant attachement à leurs son verains et à leurs constitutions.

Pénétrés de respect pour les éminentes vertus de V. M. Sire, et pleins de confiance dans ce puissant génie qui règle les destinées de l'Europe et assure le bonhear de tous ses sujets, nous osons vous offrir pour garans de notre fidélite et de notre eotier dévouement, ces mêmes bienfaits que va répandre dans notre département la réunion de ses habitans à la grande famille dont V. M. est le père.

Déjà le génie de V, M. lui a fait deviner nos besoins ; une législation uniforme et éclairée assurera les droits de la propriété, une justice prompte assise sur un même système, en surveillera le maintien,

Les créanciers et les pensionnaires de l'état, que les mal. beurs de la guerre avaient condamnés à de longues et pénibles

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