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ces

seaux au premier vent favora. ble; tels sont les résultats de la prétendue victoire de Busaco. Si une victoire tait perdre aux Anglais 80 lieues de pays, sur quels événemens comptent-ils done pour chasser les Français de la péninsule ? Et s'il est admis, comme aucun homme ne peut en douter, comine les généraux anglais eux-mêmes i'ont dé. claré depuis l'expédition de Moore, qu'il leur est impossi. ble de défendre la péninsule, pourquoi courent-ils des chans

sans espoir de succès ? D'accord, dira-t-on; mais les Anglais prolongent la lutte, ils empêchent le pays de s'organiser; cela n'est-il donc rien ? Aucun homme pourvų de quelque sensibilité et ayant quelque chose d'humain dans le cœur, ne peut contenir son indignation en voyant dation assez immorale pour exciter tous les désordres au sein d'un peuple de 14 millions d'hommes, sans autre but que de relarder de quelques momens la marche d'une organisation sociale. Mais le résultat de cette conduite de l'Angleterre sera dans cette

circonstance, comme dans tant M. M. de la chambre des d'autres, de consolider la communes ;

puissance de la France. En Nous sommes chargés de effet si lors de la retraite de vous faire connaitre que S. A. Moore, le ministère anglais le prince-regent a ordonné de avait écouté les conseils de mettre devant vous les aper tous ses généraux et reconnu çus des dépenses de l'année l'impossibilité de soustraire courante, et S. A. R. éprouve l'Espagne à l'influence de la une grande satisfaction en vous France, il aurait renoncé à la joformant que quoique les guerre d'Espagne. La guerre difficultés que le commerce de d'Espagne serait fioie, toutes ce royaume a eu à traverser les province réunies dans leur sient en quelque sorte atteint intégrité et leur énergie,

une

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une partie des revenus de ayant éprouvé quelqes échecs S. M. particulièrement eu balancés par des succès, fore ,

meraient une nation heureuse, . et puissante sous le gouverne 'ment d'un prince allié à la famille de France, et l'intégrité et l'indépendance de l'Espagne

en auraient été d'autant plus assurées. La France et l'Espagne étant gouvernées par des membres de la même famille, c'eût été le rétablissement des relations qui existaient depuis Philippe V. La seule avantage qu'en aurait obtenu la France, c'est l'assurance que jamais l'Espagne ne prendrait parti contre elle dans une guerre cisile. L'Espagne régénerée par les constitutions de Bayonne, et en recevant une nouvelle viguer, devenait plus indépendante qu'elle ne l'a été depuis cent ans, et lé veu exprimé par le message du trône était accompli. L'Angleterre, quoiqn'elle eût acquis la certitude qu'elle ne pouvait défendre l'Espagne, a donné sans doute de l'occupation à 300,000 Français; mais l'Espagne conquise pied à pied devient entièrement assujétie, et c'est l'Angleterre ellemême qui, s'engageant dans urie lutte où l'expérience a pirouvé que toutes les probabilités étaient contre elle, á compromis l'indépendance et l'intégrité de l'Espagne. La conquête de l'Espagne produira des effets bien diffé

rens de ceux d'un simple 1

changement de dynastie, qui aurait fait tourner au profit de la nation les réformes et les idées libérales introdaites par un gouvernement jeune, fer

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me et vigoureux. La posté. rité, pour qui quelques années ne sont qu'un instant, n'attribuera les grands résultats qui concourront si émie nement à l'avantage de la France qu'à la politique im

prévoyante de l’Angleterre. Irlande (10) cepen/lant les (10) Ce passage est reinarrevetrus de la Grande-Bres quable. L'an passé vous dia tagne, dans l'année dernière, siez que les ordres du conseil bien qu'il n'y ait en aus avaieat le succès que vous en cave nouvelle taxe, ont été espériez; que votre commerce plas considérables qu'ils ne s'était eurichi de celui de l'aient été dans toute autre l'Amérique et des peutres. année précédente, S. A. R. Aujourd'hui vous chantez la s'en rapporte à votre zèle et à

palioodie, vous avouez que votre liberalité pour accor votre commerce a éprouvé des der à S. M. les moyeos néces difficultés, que vos revenus sout saires pour soutenir la lutte atteints, et cependant le sysdifficile dans laquelle elle est teme continental n'est en in nécessairement engagée. activité que depuis trois mois.

Quesera-cedonc dans trois ans? Les comptes des finances de la France prouvent que les effets en ont été tous contraires pour elie. Ce n'est pas qu'en France aussi on n'ait eu a dé. plorer un certain nombre de malheurs particuliers; mais cela n'a epflué en rien sur le revenu de l'état. Des faillites ont lieu parce que l'avidité du gain égarant les spéculateurs, ils s'étaient rendus les escompteurs de votre crédit. Les canaux par lesquels vous attirez à vous la substance de tout le Continent de l'Europe; les coups qui vous ont été portés ont dù les obstruer tous. C'est pour et par l'Angleterre que cette circulation de pepier a été créée. Mais le mo. ment de crire passe, et de

canaux s'ouvrent pour le vrai commerce con. tinental.

Le gouvernement anglais

nouveaux

ne

la na.

saurait avoir du crédit quand son commerce perd le sien. Toute · faillite particulière tombe directement sur

lui. Le gouvernement franMi lords et Messieur

çais, au contraire, a un crédit Nous avons order de S. A. R. ivdépendant de celui des bande vous déclarer que le sou- quiers et des maisons de comhait le plus vif de son cæur est merce. 900 millions de revenus de pourvoir remettre à S. M. qui rentrent en espèces sonle gouvernement de ce roy- nantes sont le propre revenu aume qu'il ait subi d'altéra- de, l'empire, représentent la tion, el que S. A. adresse ses richesse de son sol, et sont prières au Tout-Puissance plus que suffinsans pour tous ses pour qu'il lui plaise dans sa services, tandis que 17 à 1800 misériconde d'aceélérer le millions nécessaires aux ser. terme d'une calamité si pro- vices de l'Angleterre ne peufondément déplorée par

vent se réalisr que par l'intertion toute entière et si paro médiaire d'un papier monnaie, ticulèrarnent affligeante pour pe, se soutenant lui-même que S. A. R. elle-même.

par cette immense circulation qui, par Amsterdam et Ham. hourg, embrassait tout le continent de l'Europe; tandis que 17 à 1800 millions ne sont pas le réanitat des richesses du sol et des revenus du pays, inais de l'industrie d'une maa chine de credit qui cesse de pourvoir suffire aux besoins auxqucle elle doit satisfaire, si elle ne s'étend sur tout le Continent. Trois mois d'échec ont déjà fait pâlir la cité de Londres, et il n'est aucun spéculateur anglais qui puisse de sang-froid soutenir im. perspective

de dix années d'un pareil systeme.

Le change français, depuis quatre ans gagne constame ment, et sur toutes les places du monde, de 3 jusqu'à 10 pour cent. Celui de l'Angleterre perd coustuminent, mais purlout depuis trois mois, de 30 à 40 pour cent. Rien ne peut représenter plus parfaite. ment la situation repostive

des deux pays.

Pour les fiuances, comme pour la politique, la France doit tout aux mauvais calculs de la haine qui égare constamment le mimistère anglais.

Paris, 28 Février. Préfecture du département de la Seine. Arrêté du préfet du département de la Seine, relatif à la

mise en activité du service de la caisse de l'octroi. Le conseiller d'état, préfet du département de la Seine, comte de l'empire.

Vu le décret impérial du 6 Février, 1811, relatif au commerce de la boucherie daus le département de la Seine.

Arrête, pour l'execution dudit décret, les dipositions suivantes.

Section ler. Dispositions générales sur la mise en activité du service de la caisse de Poissy,

Art. ?er. La caisse de Poissy dont l'établissement est ordonné par le décret du 6 de ce mois, sera organisée avant le Jer Mars prochain.

2. Le chef-lieu de la régie de cette caisse sera fixé à Paris.

3. Il sera formé pour le service de cette régie un bureau central et un bureau des marchés.

4. Le bureau central demeurera établi au chef-lieu et sera chargé du travail relatif à l'ensemble des opérations de l'établissement.

5. Le bureau des marchés sera destiné à se transporter alternativement aux divers jours de vente, déterminés par M. le préfet police sur les inarchés de Sceaux, de Poissy et de Paris, pour y faire le service et la perception ordounés par le susdit décret.

6. L'ordre du travail de ces bureaux et leur composition, ainsi que les attributions du directeur et les fonctions du caissier institués par l'art. 5 dudit décret et le service des inspecteor et contrôleur à établir en exécution de l'art, 15 du même décret, seront déterminés par un réglement particulier d'adininistration intérieure.

9. La caisse de Poissy commencera son service au chef-lieu le 28 du présent mois de Février et sur les marchés, au premier du inois de Mars prochain, qui se tiendra à Paris, le vendredi ler dudit mois, à la halle-yux-veaux et au marché des vasses grasses.

8: A compter dudit jour ler Mars prochain, tout acheteur de bestiaux sur les marchés de Sceaux, de Poissy ou de Paris, sera tenu de faire immédiatement au bureau de la caisse près du marché tenant, la déclaration de ses achats, dont les difféTOME IV.

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