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ánront le double avantage de la ramener à des principes justes, et de détruire pour l'avantage de nos atteliers cette concurrence d'autant plus dangereuse qu'elle était soutenue par d'immenses capitaux, et favorisée par un gouvernement qui ne répugnait à aucun sacrifice, lorsqu'il s'agissait d'anéantir les fabriques françaises.

Ainsi, tous les hommes attachés à la prospérité manufacturière de la France, béniront avec nous la inain puissante qui nous gouverne, et se confieront à sa sagesse.

Fait eo séance, le 27 Janvier 1811.
Les membres de la chambre consultative de commerce.

J. MAIN, L, CHRISTIN l'aîné, maire,
E. BUSSEAN, DAMELON, PIERRE
LAUNAY, FR. BOINOT, L. BumiLLOC.

Adresse de la chambre consultative des arts et manufactures

de Trèves. Sire, Un grand people ne peut être hereux que quand il est gouverné par un prince, qui non-seuleinent n'oublie rieu de ce qui peut coutribuer au bonheur de ses sujets, mais qui sait trouver dans l'avenir njême des moyens pour l'assurer à jaunais.

C'est en V. M. sire, que le peuple français adınire ce prince, que le ciel a voulu lui donner pour souverain, et qu'il voudra, pour assurer ses hautes destinées, lui laisser pendant de longues années......

..Oui, sire, chaque projet qu'enfante votre incomparable génie, auginente et consolide la prospérité de nos sujets........ Anéantir les marchandises de nos plus implacables eunt mix, c'est leur porter le dernier coup; c'est détruire leurs manufactures et faire feurir les vôtres : c'est leur oter tous moyens d'existence, et donner une existence nouvelle à la classe laborieuse de vos peuples; c'est mériter, sire, les bénédictions de tous vos sujets, celles de leurs arrières petits-neveus, celles même de tous les peuple du continent.

Et vous, sire, nous ne sommes pas moins reconnaissans pour les grandes mesures dont vous venez d'ordonner l'exécution !

....Nous adressons, chaque jour au ciel les yæux les plus sincères et les plus ardens pour la conservation de votre inajesté.

C'est dans ces sentimens, sire, que vous vous prions trèshumblement de vouloir bien agréer l'assurance du respect profond et de la soumission invariable avec lesquels nous serons toujours. De votre majesté, Les très-tidèles sujets,

LeistenSCHNEIDER, S. Nelly

J. WILLEVERSE, GIBON..

Paris, 21 Février. Napoléon, par la grâce de Dieu et par les constitutions, empereur des Français, roi d'Italie, protecteur de la conféchération du Rhin, médiateur de la confédération suisse, etc. etc.

A tous présens et à venir, salut;

Le sénat, après avoir entendu les orateurs du conseil d'état, a décrété et nous ordonnons ce qui suit: Extrait des registres du sénat conservateur, du mardi, 19

Février, 1811. Le sénat conservateur, réuni au nombre de membres prescrit par l'article 30 de l'acte des constitutions du 13 Décembre 1799 ;

Vu l'article 3 de l'acte des constitutions, en date du 13 Décembre 1810 ;

Vu le projet de sénatus-consulte, rédigé en la forme prescrite par l'article 57 de l'acte des constitutions du 4 Août 1802;

Après avoir entendı, sur les motifs dudit projet, les orateurs du conseil d'état, et le rapport de sa commission spéciale, pornmée daos la séance du 14 de ce mois ;

L'adoption ayant été délibérée au nombre de voix prescrit par l'article 56 de l'acte des constitutions, en date du 4 Août 1802;—Décrète :

Art. ler. Les conscrits des arrondissemens maritimes des départemens déterminés par l'acte des constitutions du 13 Décembre 1810, appartenant aux classes de 1811 et 1812, concourront avec ceux des classes de 1813, 1814, 1815 et 1816, à former le nombre des quarante mille conscrits mis à la disposition du ministre de la marine par l'article 3 de l'acte des constitutions ci-dessus cité.

2. Le présent sénatus-consulte sera transmis par un message, à S. M. l'empereur et roi.

Les président et secrétaires,
(Signé)

CAMBACÉRÈS, président ;
Vu et scellé,

GOUVION, COLCHEN, secrétaires. Le chancelier du sénat, (Signé)

Comte LAPLACE. “ Mandons et ordonnous que les présentes, revêtues des

sceaux de l'état, insérées au bulletin des lois, soient adres“ sées aux cours, aux tribunaux et aux autorités administra“ tives, pour qu'il les inscrivent dans leurs registres, les ob“ servent et les fassent observer, et notre grand-juge ministre “ de la justice est chargé d'en surveiller la publication.

“ Donne en notre palais impérial des Thuileries, le 20 " Février 1811."

(Signé) NAPOLÉON. Par l'empereur. Le ministre secrétaire d'état,

(Signé) H. B. duc de BASSANO. Vu par nous, archi-chancelier de l'empire,

(Signé) CAMBACÉRÈS.

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Paris, 26 Février.

ANGLETERRE.
Londres, le 13 Février.

Chambre des Pairs. Séance du 12 Février. Discours du prince régent d'Angleterre au parlement, avec des observations du Moniteur.

Le lord chancelier a lu le discours d'ouverture du prince régeot, conçu en ces termese

Milords et Messieurs,

En exécution de la commission qui vient d'êtrelue devant vous, S. A. R. le prince régent nous a ordonné de vous exprimer de la manière la plus positive, combien il déplore, nou - seulement en common avec tous les fidèles sujets de S. M., mais encore avec une affliction personnelle et filiale, la grande calamité nationale qui a obligé d'imposer à S. A. R. le devoir d'exercer

nom de S. M. l'autorité royale de ce royautne.

En vous déclarant combien S. A. R. est convaincue de la grandeur des difficultés qui accompagnent les fonctions importantes qui lui sont confiées, S. A. R. nous a ordonné de vous assurer qu'elle s'en rapporte avec la plus entière .confiance à la say esse et au zèle du parlement, et à l'attachement d'un peuple fidèle et affectionné pour la soutenir dans, l'exécution de sa tache péoible; et S. A. R. fera de son côté tous ses efforts pour diriger le pouvoir dont elle est investie vers le soin de la prospérité et de la sûreté des états de S. M.

Nous sommes chargés de vous annoncer que S. A. R. éprouve une grande satisfaction à se trouver à même de vous déclarer que la dernière campagne a douné de nouvelles occasions aux forces de terre et de mer de S. M. de signaJer leur valeur et leur habilité.

La conquête des iles de Bourbon et d'Amboyne a diminué encore plus le nombre des colonies de l'ennemi(1),

(1) La supériorité de la marine anglaise mettait néces. sairement à sa disposition toutes les petites colonies de la France. La Martinique, la Guadeloupe, l'Isle de la Réunion, l'Isle de France, ont dû appartenir aux escadres qui étaient maîtresses de la mer. Leurs garnisons ne pouvaient être plus que de 2000 hommes, Plus nombreuses, elles n'auraient pas pu subsister. Il était évident que 2000 hommes à mille lieues de leur patrie, ne résisteraient point lorsqu'ils deviendraient l'objet des attaques successives de 12.000 hommes.

Mais l'occupation de ces colonies par les Anglais est-elle un mal pour la France dans les circonstances actuelles ?

Ces colonies souffraient de leur état de blocus. Les liens du sentiment qui attachèrent les colons à la métropole se resserreront, et leur fierté s'exaltera sous la dénomination d'un envemi qui ne sait qu'humilier ceux qui tombent sous son pouvoir. Les habitans du Canada, séparés depuis cent ans de la France sont encore aussi Français que les habitans

des bords de la Loire, TOME IV.

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Dans les circonstances actuelles, la Martinique, la Guadaloupe, l'Isle de la Réunion, l'Isle de France vérendaient rien à la métropole, et Jui coûtaient plus de 20 mil. lions chaque aonnée. Avec 20 millions on peut construire dix vaisseaux par an; c'est donc pendant cinq à six années que peut durer encore la guerre actuelle, de quoi avoir 50 vaisseaux de ligne.

Le café, le sucre, le cotoa que produisent ces colonies sont à si vil prix à Londres, que la valeur commerciale ne couvre pas les frais du transport de ces denrées en Europe. il est très-douteux que ces Iles fournissent à la depense de l'administration et des troupes que le gouvernement anglais sera obligé d'y entretenir.

Il faudra qu'il y maintienne des garnisons. En éparpillaut ses forces militaires, l'Angleterre devient vulnérable sur un plus grand nombre de poiuts.

Les colonies occupées par les Anglais reviendront à la métropole, ou à la paix, ou lorsque l'empire aura 120 vaisseaux de haut bord et 200 frégates et bâtimens légers. Cette époque qui est prévue, calculée, n'est pas très-loin de

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