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Maria Lovisa per queste così ben augurate nozze, le quali ci somministrano il fortunato incontro di poterle umiliare per la prima volta l'omaggio della nostra più profonda riverenza. Conjugi angusti, il vostro regno d'Italia porge al cielo i più durevoli voti per la vostra prosperità; confida poi fermamente che l'immortale suo sovrano imperatore e rè darà alla più remota postérità una lunga serie di discendenti simili a lui, e che l'aogusta sua sposa Maria Lovisa rinoverà il grande esempio nella storia rarissima di Maria Teresa, illustre sua proava, laquale fù e figlia e sposa, e madre feconda di Cessari.

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Adresse du sénat. Sire, Vostra maestà imperiale et reale nel prescielgliere in isposa l'archiduchessa Maria Leugia figlia dell' inperator d'Austria ha seguito un'inspirazione di quella profonda sapienza il cui ultimo scopo è il riposo e la felicità delle nazioni.

Vostra maestà mostrò in più occasioni che riguardava l'unione degli interessi dell'Austria ai quelli del grande impero come la base del nuovo sistema politico. Ma la ragione e le disgrazie stesse non parlano sempre con successo al cuore dei rè e dei popoli. I vincoli ora stretti da vostra maestà trasformano iu sentimento i dettami della politica.

Per voi dunque, o Sire, per questo inmortale nodo che unisce le due case imperiali, il continente Europeo avrà pace dopo venti anni di lutto, ed un'opinione, un interesse nazionale dopo le dissensioni e i partiti che hano lacerata e divisa questa grande famiglia! I quarant'anni di reposo che seguirono il 1756, si cambieranno per l'Italia en secoli di felicità d'appoichè la Germania e l'Italia no lasciano più soggeti di discossione.

Il senato non turberà l'allegrezza pubblica ram mentando l'Inghilterra. Resa impotente a riaccendere la guerra sul continente, le inspira la vostra moderazione, o Sire, più uniti consegli per la salvezza del suo popolo, per il bene del inondo,

Nulla più esiste del passato ; gli nomini di tutte le opinioni si affidano al nuovo ordine sociale creato da vostra maestra,

the non riconosce più altro merito ad altro dovere che quello * dell'attacamento alla sua sacra personna, all' augusta sua famiglia ad allo stato.

Ricevete, o Sire, per voi, ricevete per l'augusta vostra sposa l'omaggio di fedeltà, di riconoscenza, e d'amore che il senato vi tributa in suo nome, e in nome dei vostri popoli d'Italia, La vostra felicità sia la ricompensa di quella onde vanno a godere per voi tante naziani. Tale è il voto, più ardente d'ogni cuore italiano.

Possa questo voto realizzarsi in modo che la posterità dica,
Niuno fu più grande di Napoléone, niuno fu più felice.
TOME IV.

NN

Milano, dal palazzo del senato consulente. Questo di 9 Marzo 1810.

N. comte Paradissi, presidente ordinario; il duca

di Lodi; Litta, gran ciambelland; Fenaroli, gran maggiordomo maggiore; Casprara, grande scudiere; Costabili, Gustimani, Carlotti, Maseari de Soresina Vidovi, Lodovica de Breme, Polecastro, Corniglioni, Bologna, Longo, Mengotti, C. Frangipane, Alessandri, Felici, Voltà, Carriani, Lamberti, Penegalina, Brecti, Carlo Verri, Sgariglia ; Veneri, ministro del tesoro ; Bovara, ministro per il culto; Prina, ministro delle tinanze; Serbelloni, Mocenigo, Condulmer, Stratico, Martinengo, Fiorella, généraledi-diversione; Lambertenghi, Lecchi.

Réponse de sa majesté. - " Messieurs les députés du sénat de notre royaume d'Italie,

nos peuples d'Italie savent combien nous les aimous. Aus" sitôt que cela sera possible, moi et l'impératrice, nous " voulons aller dans vos bonnes villes de Milan, de Venise et “ de Bologne, donner de nouveaux gages de notre amour à " nos peuples d'Italie.”

Discours de M. le comte Defernion au nom du conseil d'état.

Sire,

Le conseil d'état, à qui V. M. a daigné donner tant de témoignages de confiarce et de bonté, vicot déposer au pied du trône l'expression de la joie qu'il épronve.

Il voit avec transport sur le premier trône du monde, le béros le plus grand et le plus cheri, la princesse la plus distinguée par ses vertus, ses graces et ses éminentes qualités. Cette heureuse union a fait éclater les accens de la joie dans les diverses parties de l'empire ; tous les caurs se livrent à la reconnaissance et à l'amour pour des souverains dont ils ont tant de motifs d'attendre leur bonheur.

L'avenir nous présente les espérances les plus flatteuses : le bonheur des bons princes et de se voir revivre dans leur postérité; celui des nations est de voir se perpétuer daus. les enfans les vertus des bons princes : les plus grands hommes ont besoin de délassemens, et c'est dans le sein de leur famille qu'ils trouvent ce qui peut satisfaire leur coeur. La Providence qui déjà a tant fait pour nous, réalisera vos veux et les nôtres.

Madame, nons verrons V. M. heureuse de faire le bonheur de son auguste époux et de ses fidèles sujets.

Nous confondrons vos augustes personnes dans les sentimens de respect et d'amour, dans les témoignages de zèle et de déovement que vous serons toujours fiers et heureux de leur donuer.

Daignez, Sire, daignez, Madame, agréer cet hommage de de nos cæurs, et nos siocères félicitations,

Discours du président de corps-législatif. Sire, Le corps législatif vient mêler ses væus aux acclamations des peuples. Toute l'Europe retentit de cet illustre hyménée, de ce gage assuré de la paix, de cette auguste alliauce qui semble porter avec elle toutes ses destinées. Il est glorieux, Sire, de pouvoir commander aux fureurs de la guerre et de faire cesser les rivalités des nations; mais qu'il est heureux de jouir de cette gloire auprès d'une jeune princesse, dont les vertus ont devancé l'âge, et qui, par les regrets qu'elle laisse aux lieux de sa naissance, promet tant de bonheur à V. M. et au peuple qu'elle vient d'adopter.

La renommée, Madame, a fait assez connaitre les merveilles de ce règne et l'éclat du trône où vous montez, mais il est auprès de ce trône glorieux une place toujours réservée pour la grâce et la bonté, dont le malheur fait son premier asyle, et dont la gloire se compose de bienfaits et de reconnaissance; c'est à ce sang suprême que vous appellent tous les ræus. Déjà les plus douces espérances paissent à votre approche; un charme puissant se fait sentir dans cet en pire; il semble qu'un nouveau cours de prospérité coinmence pour le monarque et pour ses peuples.

Oui, Sire, nous verrons les plus dous sentimens de la nature inspirer votre génie, l'esprit de famille s'unir à l'amour de la patrie, et la France recevoir de nouveaux bienfaits de la tendresse paternelle.

Que votre bonheur et celui de vos peuples consacrent donc à jamais cette illustre alliance ! qu'elle ramène parmi nous ces longues années de paix si chères à nos souvenirs : que l'auguste compagne de votre trône réalise tous nos væux: qu'elle soit chère à votre majesté, chère à ses peuples, et que ce con.. cours d'affection et d'hommages soit le charme de votre vie el sa plus douce récompense.

Réponse de Sa Majesté.' * Messieurs les députés des départemeets au corps légis. 66 latif.

“ Les veux que vous faites pour nous, nous sont fort agréables. Vous allez bientôt retourner dans vos départemens; dites-leur que l'impératrice, bonne mère de ce grand peuple, partage tous nos sentimens pour lui. Nous et elle ne pouvons gouter de félicité qu'autant que nous sommes assurés de l'a. la France,"

Paris, le 10, Avril, 1819. On lotroduit MM. les comtes Defermon et François (de Nantes,) et M. Giunti, conseillers d'état, chargés de présenter au corps législatif, le budget ou loi de finances pour l'année 1810.

M. le comte Defermon donne d'abord lecture de ce projet de loi, dont la discussion est judiquée pour le 20. En voici le texte.

Projet de loi.
TITRE PREMIER.

De l'exercicc 1809. Art 1. La somme de 10 millions provenant des contributions et revenus de l'année 1809 au-delà de celle de 730 millions, portée au budget de la dite année, est affectée au service du ait exercice 1809.

TITRE II.

Budget de 1810. 2. La somme de 30 millions sur les recettes de 1810, faisant avec celle de 710 millions portée à titre de crédit provisoire en l'art. 18 de la loi du 15 Janvier, 1810, la somme totale de 749 millions, est affectée au paiement d'abord de la dette publique, et ensuite des dépenses générales du service, ainsi qu'il suit :

Dette Publique.
Dette perpétuelle, y compris celle du ci-devant Fr.

Piémont, de la Ligurie et de Parme..... 60,748,000 Dette viagère.....

16,000,000

16,004,000 Idem en Toscane..

4,000 civiles

6,000,000

29,600,000 35,600,000

Liste civile, y compris les princes français.

27,300,000

139,652,000

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Dépenses générales du Service.
Ministères
Grand juge......

22,500,000 Relations extérieures.

8,500,000
Service ordinaire 16,000,000
Grandes routes et

53,750,000
travaux publics. 37,750,000
Finances...

26,000,000 Trésor public, non compris les taxations sur l'indirect..

7,800,000 Guerre....

200,000,000 Administration de la guerre.

150,000,000 Marine...

105,000,000 Cultes ...

15,000,000 Police générale,

1,500,000

587,870,000

Frais de négocians....
Fond de réserve

8,000,000 4,478,000

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Total général.... 740,000,000

TITRE III. Fixation des coutributions de 1811. 3. La contribution foncière, les contributions personnelle et mobiliaire, celles sur les portes et fenêtres et les patentes seront perçues en principal pour l'année 1811 sur le même pied qu'en 1810.

4. La contribution sur les terres et sur les maisons des deux nouveaux départemens de Rome et du Trasimène la taxe sur les vignes de l’Agro-Romano, celle sur les chevaux de luxe de la ville de Rome, et celle pour l'entretien des routes, seront également perçues en principal, en 181], sur le même pied qu'elles le sont en 1810.

5. Il sera imposé en 1811, tant pour les dépenses fixes que pour les dépenses variables, administratives et judiciaires, le nombre de centimes fixé pour 1810. Ce nombre sera réduit dans les départemens au-delà des Alpes où le taux général avait été excédé par le passé à 17 centimes, comme dans les autres départemens de l'empire. La répartition et l'applica. tion du produit des 17 centimes au paiement des dépenses auxquelles il est destiné, seront faites par le gouvernement; il sera imposé en outre dans tous les départemens, à l'exception deceux de Roine et du Trasimène, un trentième du principal de la contribution foncière seulement, comme fonds spécial pour les frais de confection des parcellaires pour le cadastre.

6. Les centimes additionnels imposés en 1810, d'après l'au. torisation de l'article 68 de la loi de 1806 sur les finances, et çeus autorisés par des lois spéciales, seront perçus pour 1811.

7. Les préfets des départemens qui ont concouru à la Jé. fense des côtes en 1809, remettront le compte des dépenses ex, traordinaires qui a eu lieu daus cette circonstance, aux conseils généraux, lesquelles détermineront le nombre de centimes qui doit être inposé, en une ou deux années, pour y subvenir.

7. Les contributions indirectes, perçues en 1810, sont proTogées pour 1811.

TITRE IV.

Crédit provisoire pour 1811. 9. La somme de 720 millions est affectée à titre de crédit provisoire au service de 1811.

TITRE V.

Des distilleries de grains. 10. Le droit fixé par l'article, 37, de la loi du 25 Novem, bre, 1808, pour la fabrication des eaux-de-vie de grains, pom

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