Page images
PDF
EPUB

étre ultérieurement pourvu à leur emploi ou distribution dans l'ordre et selon les règles du droit commun.

26. Toutes les fois qu'il y aura lieu de recourir an tribunal, soit pour faire ordonner la dépossession ou s'y opposer, soit pour le réglement des indemnités, soit pour en obtenir le paiement, soit pour reporter l'hypothèque sur des fonds autres que ceux cédés, la procédure s'instruira sommairement; l'enregistrement des actes qui y sont sujets aura lieu gratis.

Le procureur impérial sera toujours entendu avant les juge. mens, tant préparatoires que définitifs.

27. Les dispositions de la loi du 16 Septembre, 1807, ou de toutes autres lois qui se trouveraient contraires aux présentes, sont rapportées.

Vienne le 10 Mars. Discours de l'ambassadeur extraordinaire de France à S. M.

l'empereur d'Autriche. Sire, Je viens au nom de l'empereur, mon maltre vous demander la main de l'archiduchesse Marie-Louise, votre illustre fille.

Les éminentes qualités qui distinguent cette princesse ont assigné sa place sur un grand trône.

Elle y fera le bonheur d'un grand peuple et celui d'on grand-homme.

La politique de mon souverain s'est trouvée d'accord avec les yeux de son cour.

Cette union de deux puissantes familles, Sire, donnera deux nations généreuses de nouvelles assurances de tranquillité et de bouheur.

Réponee de S. M. l'empereur, Je regarde la demande en mariage de ma fille comme un gage des sentimens de l'empereur des Français que j'apprécie.

Mes vœux pour le bonheur des futurs époux ne sauraient .être exprimés avec trop de vérité, il sera le mien.

Je trouverai dans l'amitié du prince que vous représentez de précieux motifs de consolation de la séparation de mon enfant chéri; nos peuples y voient le gage assuré de leur bien-être mutuel.

J'accorde la main de ma fille à l'empereur des Français. Discours de l'anı bassadeur, extraordinaire à S. M. I. Madame

l'archi-duchesse Marie-Louise. Madame, Vos augustes parens ont rempli les væux de l'empereur mou maitre.

Des considerations politiques peuvent avoir influé sur la détermination de nos deux souverains ; mais la première

considération, c'est celle de votre bonheur ; c'est surtout de votre cæar, Madame, que l'empereur, mon maître, veut vous obtenir.

Il sera beau de voir unis sur un grand trône, au génie de la puissance, les attraits et les grâces qui la font chérir.

Ce jour, Madame, sera heureux pour l'empereur, mon maitre, si V. A.I. m'ordonne de lui dire qu'elle partage les espérances, les veux et les sentimens de son cœur.

Képonse de S. A. I. Madame l'archiduchesse. La volonté de mon père a constammeut été la mienne, mon bonheur restera toujours le sien.

C'e-t duos ces principes que S. M. l'empereur Napoléon ne peut que trouver le gage des sentimens que je vouerai à mon époux. Heureuse si je puis contribuer à son bonheur et à celui d'une grand nation.

Je donne, avec la permission de mon père mon consentemeat à mon union avec l'empereur Napoléon.

pour elle.

Discours de l'ambassadeur extraordinaire à S. M. l'Impératrice

Madame, L'empereur mon maitre m'a spécialement chargé de té, moigner à V, M, I. tous les sentimens dont il est pénétré

Il sentira bientôt toutes les obligations qu'il vous a pour les bons esemples et les soins qu'a reçus de vous l'archi-duchesse Marie-Louise.

Elle ne pouvait pas apprendre d'un meilleur modèle à concilier la majesté du trône avec l'amabilité et les grâces, qualités que V. M. I, possède à un si haut degré,

Réponse de S. M. l'Impératrice. C'est dans le moment intéressant pour mon cœur où je fixe à jamais la destinée de ma fille chérie, que je suis enchantée de recevoir de V. A. S. l'assurance des sentimens de S. M. l'empereur et roi, habituée en toute occasion à conformer mes vænx et mes idées à ceux de S. M. l'empereur mon bien-aimné époux. Je me réunis à lui dans sa confiance, à atteindre le but qu'il se promet d'une si heureuse union, ainsi que dans les yaux très-ardens qu'il forme pour le bonheur futur et inaitérable de notre très-chère fille, qui dépendra désormais uniquement de celui des, M. l'empereur et roi. Vivement touchée de l'opinion beaucoup trop favorable que S. M. l'empereur et roi a conçue de moi, je ne saurais m'attribner des mérites qui ne sont dus qu'à' excellent naturel de ma chère fille, et à la douceur de son caractère.

Je réponds pour elle que son unique but est de convenri à

S, M. l'empereur et roi, en se conciliant en même telaps l'amour de la nation française.

Discours de l'ambassadeur extraordinaire à S. A. I. l'archiduc

Charles. Monseigneur, L'empereur mon maitre, ayant obtenu de l'empereur votre illustre frère, la main de l'archiduchesse Marie-Louise, m'a chargé d'exprimer à V. A. I. le prix qu'il met à ce qu'elle veuille bien accepter sa procuration pour la cérémonie du mariage.

Si V. A. I. y donne son assentiment, j'ai l'honneur de lui présenter la procuration de mon maitre.

Réponse de S. A. I. l'archiduc Charles, J'accepter avec plaisir, mon priuce, la proposition que S. M. 'empereur des Français veut bien me transmettre par votre gane. Egalement flatté par son choix, que pénétre du dous

'essentiment que cette alliance effacera jusqu'à l'arrière penlre des dissentions politiques, réparera les maux de la guerre, et préparera un avenir heureux, à deux nations qui sont faites pour s'estimer, et qui se rendent une justice réciproque. Je compte entre les inomens les plus intéressans de ma vie, celui où en signe d'un rapprochement aussi franc que loyal, je présenterai la main à Madame l'archiduchesse Louise, au nom du grand monarque qui vous a délégué, et je vous prię, mon prince d'ètre, vis-a-vis de la France entière l'interprète des veux ardens que je forme, pour que les vertus de Madame . l'archiduchesse cinientent à jamais l'amitié de nos souverains, et le bonheur de leurs peuples!!!

Paris, le ler Avril. Le mariage civil de leurs Majestés Impériales et Royales a eu lieu, aujourd'hui à deux heures, au palais de Saint-Cloud, conformément ap programme publié hier,

Paris, le 4 Avril. Hier, 3 Avril, 1810, l'empereur et l'impératrice étant sur leurs trônes, entourés des princes et princesses de la famille impériale, des princes grands-dignitaires et des grands-officiers de la couronne de France et d'Italie, ont reçu les hommages et félicitations du cénat de France, du sénat d'Italie, dụ conseil d'état et du corps législatif, ces corps ont harangué LL, MM. ils out traversé la sulle dų irône, et se sont retires par lm galerie de Diane.

Ensuite les ministres, les cardinaux, les grands-officiers de l'empire et de la légion d'honneur, la cour de cassation, la cour des comptes, le conseil de l'universiié, les officiers de la maison de LL. MM. et de celles des princes et princesses, les généraux de division, la cour d'appel, les archevêques, les préfets, le clergé de Paris, la cour de justice criminelle, les généraux de brigade, les évêques, les autorités de Paris, les maires des principales, villes de l'empire, les colonels et les hommes présentés à la cour, ont eu l'honneur de faire leurs révérences à LL. MM.

Les daines du palais, les femmes des ministres et des grands, officiers de l'empire, celles des maisons des princes et priocesses, et toutes les autres dames présentées ont été admises à faire leurs références.

Les corps qui ont harangué LL. MM, ont été introduits par le grand-naitre des cérémonies, et présentés à LL. MM. par les grands-digoitaires que ces présentations concernent.

Les autres corps et toutes les personnes qui ont fait leurs réavérences à LL. MM. ont été présentés à l'empereur par le grand chambellan, et à l'impératrice par la dame d'honneur.

Tous les princes et princesses et les grands Aiciers qui entouraient le trône étaient debout.

Discours du président du Sénat. Sire, C'est avec une respecteuse et profonde émotion que le sénat se présente aujourd'hui devant votre majesté. Il n'a jamais eu à porter aux pieds du trône de plus douces félicitations. Jamais il n'a mieux senti la force et la dignité de ces liens de famille qui nnissent le monarque à ses fidèles sujets. Vos plus tendres affectious, Sire, les besoins les plus intimes de votre cour vont désormais se confondre avec le premier intérêt de la monarchie et le veu le plus ardent de vos peiples, la durée de cette dynastie lui plan poissante qui ait jamais été fondée parmi les hommes.

Que de cœurs, mênie au-delà des frontières de votre einpire, ont tressailli tle ce qui va faire notre félicité ; et votre grande âme n'a point été insensible à leurs transports.

L'Europe contemple avec ravissement l'auguste fille des souveraios d'Autriche sur le trône glorieux de Napoléon ; et la Providence, Sire, en vous reservant cette illastre épouse, a voulu mnanitester de plus en plus qu'elle vous a fait naitre pour le bonheur des nations et pour assurer le repos du monde.

Madame, Ces crts d'allégresse qui ont partont accompagné les pas de V. M.ce concert de béné iictions qui retentit encore de Vienne jusqu'à Paris, sont l'expression fidele des sentimens du peuple.

Le sénat vient offrir à V. M. des hommages non moins erd. pressés, ni moins sincères.

La couronne impériale qui brille sur votre front cette autre couroone de grâces et de vertus qui teinpère et qui adoucit l'éclat de la preruière, attirent vers vous les cours de trente millions de Français, qui mettent leur joie et leur orgueil & vous saluer du nom de leur souveraine. Ces Français que vous avez adoptés, à qui vous venez par la plus sainte des promesses de vouer les sentimens d'une tendre mère, vous les trouverez dignes de vos bontés. Vous chérirez de plus en plus ce peuple bon et sensible, toujours pressé du besoin d'aimer ceux qui le gouvernent, et de placer l'affection et l'honneur à côté de l'obéissance et du dévouement.

Ces sentiniens que nous sommes si heureux d'exprimer à vos majestés, sont sous la garantie du ciel, comme le serment sacré qui vient d'unir à jamais les grandes et belles destinées de Napoléon et de Marie-Louise.

Réponse de sa majesté. Sénateurs, “ Moi et l'impératrice nous méritons les sentimens que vous “ nous exprimez, par l'amour que nous portons à nos peuples. “ Le bien de la France est notre premier besoio."

Discours da président de la députation du sénat du royaume

d'Italie. Sire, I destivi dell'Italia sono si strettamente collegati dal genia di V. M. I. et R. con quelli della Francia che può più darsi pel popolo del vostro inupero avvenimeoto felice il quale non lo sia per lo meno egualmente per quelli del vostro regoo.

Nella fausta e memorabile circonstanza delle auguste vostre nozze il senato consulente del vostro regno d'Italia ha deere. tatafuna deputazione per recare ai piedi vestri, o sire, le più sincere felicitazioni e nel tempo stesso i sensi della più profonda reconscenza, perche padre non men che sovrano da vostri popoli. Voi avete con tanto senuo e tanta generosità voluto provvedere auche al benessere dei nostri più tardie nipoti.

Qual'e quanta sia l'esultanza dei nostri Italiani iu questa snlenne occasione le esprime l'indirizzo che in nomme del senato consulene interprete dei voti della nazione abbiamo l'onore di umiliare appiedi del vostro trono. Ne v’é bisogno di dilungarsi per descriverla, poichè vostra maesta ne ha soti' occhi l'immagine parlante nel giubilo universale dei sudditi dei vastissimo suo impero.

Sire, noi felicitiaino la maestà vostra in nome del senato e del popolo italiano; felicitiamo la maestà dell' imperatrice

« PreviousContinue »