Traité de droit pénal, Volume 1

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Libr. Guillauminet Cie., 1863 - 427 pages
 

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Page lxxxvii - L'homme, comme être physique , est, ainsi que les autres corps , gouverné par des lois invariables ; comme être intelligent , il viole sans cesse les lois que Dieu a établies, et change celles qu'il établit lui-même.
Page xxxvii - D'ailleurs, tout malfaiteur, attaquant le droit social , devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie ; il cesse d'en être membre en violant ses lois , et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l'état est incompatible avec la sienne ; il faut qu'un des deux périsse ; et quand on fait mourir le coupable , c'est moins comme citoyen que comme ennemi.
Page lii - La peine n'est pas juste parce qu'elle est utile préventivement ou correctivement , mais elle est utile et de l'une et de l'autre manière parce qu'elle est juste. Cette théorie de la pénalité, en démontrant la fausseté , le caractère incomplet et exclusif des deux théories qui partagent les publicistes, les achève et les explique, et leur donne à toutes deux un centre et une base légitime. Elle n'est sans doute qu'indiquée dans Platon , mais elle s'y rencontre en plusieurs endroits,...
Page liv - ... Nul intérêt public ou particulier ne persuaderait à une société tant soit peu assise que là où la loi n'a rien à punir, elle peut porter la peine, uniquement" pour prévenir un danger Cela posé, je conviendrai que l'intérêt social est aussi un des motifs qui entrent dans la détermination des délits et des châtiments : ce n'est pas le premier, car il serait sans valeur s'il n'était précédé de la réalité morale du délit. C'est le second, car la société a droit d'interdire...
Page xliii - Il entre dans cette définition trois circonstances qui n'entroient pas dans la définition abstraite : le droit de punir — le but de la peine — la fixation de la peine sur le délinquant seul, autant que possible. Par rapport à l'origine du droit de punir...
Page xxv - Si on a commis une injustice , il faut aller se présenter là où l'on recevra la correction convenable, et s'empresser de se rendre auprès du juge, comme auprès d'un médecin, de peur que la maladie de l'injustice, venant à séjourner dans l'âme, n'y engendre une corruption secrète qui devienne incurable (1).'* Voilà le vrai principe de la peine. Une saine morale ne...
Page xxv - ... beau, sans tenir compte de la douleur; en sorte que si, par exemple, la faute qu'on a faite mérite des coups de fouet , on se présente pour les recevoir ; si les fers , on leur tende...
Page liii - Il est souvent arrivé aux hommes, de croire coupables et de frapper comme telles, des actions qui ne l'étaient point. Ils n'ont jamais pu supporter de voir le châtiment, tomber d'une main humaine, sur une action qu'ils jugeaient innocente. La Providence seule a le droit de traiter sévèrement l'innocence, sans rendre compte de ses motifs. L'esprit humain s'en étonne, s'en inquiète même : mais il peut se dire qu'il ya là un mystère, dont il ne sait pas le secret, et il s'élance dans un autre...
Page xxxix - ... être décernée contre le coupable par la seule raison qu'il a délinqué; car jamais un homme ne peut être pris pour instrument des desseins d'un autre homme , ni être compté au nombre des choses , objet du droit réel ; sa personnalité naturelle, innée...
Page liii - L'esprit humain s'en étonne, s'en inquiète même ; mais il peut se dire qu'il ya là un mystère dont il ne sait pas le secret, et il s'élance hors de notre monde pour en chercher l'explication. Sur la terre et de la part des hommes, le châtiment n'a droit que sur le crime.

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