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pendant trois semaines. S'il persiste, qu'il n'avait point poblié one M5il perd ses anciens droits dans la nerve frauduleuse, mais une série d'é commune qu'il abandonne, et doit crits successifs et isolés. De son côté, alors en acquérir de nouveaux dans l'avocat-général (M. Vatimenil), ayant une commune de la confession qu'il conclu au maintien du précédent arvient de choisir. Toute conversion pont rêt, la cour, après avoir delibéré en laquelle ces dispositions ne seraient pas la chambre du conseil, a debouté le observées est envisagée comme nulle. prévenu de son opposition, et la co

12. Paris. Cercle des Arts. – I damné aux dépens. vient de se former un établissement (On sait que M. Larretelle a denommé le Cercle des Aris , qui mandé et obienu du Roi la remise de doit bientôt offrir un des points de sa peine.) réunion les plus brillans de la ca- is. Vienne. — M. Salomon Rotspitale. Entre autres avantages qu'il child, Israélite, l'un des plus riches présente à tous les amis des arts, il banquiers de l'Europe, a été baptise aura pour objet :

ces jours derniers dans cette capitale; De disposer utilement des tableaux il a eu pour parrain le prince d'Esteret des autres objets qui auront été ad- hazy, -M. $. Rotschild son parent et mis dans les salons du Cercle ;

son associé, vient d'élre nommé conDe faire exécuter, au compte de la sul-général à Paris. société, des tableaux, des gravures, 18. Paris, Académie française. et tous autres travaux dont les sujets Prir proposé. -Le Roi, ayant appris auront été indiqués par les comités que l'académie francaise avait arreté spéciaux et les conseils du Cerrle; que le sujet du prix de poésie pro

De faire des avances aux artistes qui posé pour l'année 1823 serait le de seront chargés de l'exécution de ces voùment des médecins français et des objets.

scurs de Saint-Camille qui sont allés De décerner des récompenses hono- a Barcelonne, a pensé que l'époque rifiques à ceux des artistes qui, dans trop éloignée de ce concours pouvait le cours de l'année, auront exposé refroidir le juste et vis intérêt qu'jnsles objets les plus précieux sous le pire cet acte de courage vraiment berapport de l'art et de l'utilité publique, roïque. En conséquence, S. M., vog

L'admission de ces divers objetsaura lani seconder le louable empressement lieu d'après l'avis d'un comité choisi de l'académie, a mis à sa disposition parmi MM. les membres bonoraires et une somme de 1,500 fr. pour lui doales artistes qui sont l'honneur de nos ner les moyens d'ouvrir dès à préseat arts. Cet établissement est situé quai le concours sur ce beau sujet. Le pris Malaquais, à l'hôtel de Juigné (an- sera décerné dans la séance de 25 cien ministère de la police ), dont on août 1822. a fait remettre à neuf tous les salons 20 Troyes ( Aube.) Mariage itdéjà ornés de riches peintures. L'ou- promptu. Le pasteur d'une petite verture du cercle aura lieu dans le commune de ce département, instruk * mois de janvier.

que l'instituteur-chantre de la pa13. Paris. Cour d'assises. Délits de roisse avait obtenu quelques rendez la presse. - On a appelé aujourd'hui, vous d'une jeune personne du village, à la cour royale, la cause de M. La- et que celle-ci touchait au terme de cretelle ainé, membre de l'Académie ses premières coucbes, prit le parti française, et ancien éditeur de la Mic d'annoncer au prône du dimanche nerve , prévenu de contravention à la qu'il y avait promesse de mariage enloi de la censure, relativement à des tre tel et telle. Ces jeunes gens lurent Letlres sur la situation de la Fran- cxtrêmement surpris de cette annonce ce , etc. etc., réputées faire suite à la imprérue, faite d'ailleurs dans une Minerve. M. Lacretelle s'est rendu bonne intention. Le chantre en pålit, opposant à un arrêt, par défaut, du la jeune fille en rougit, et nous ap27 novembre dernier, qui, en confir- prenons aujourd'hui que, par l'etmant un précédent jugement, l'avait tremise du bon pasteur, les jeunes condamné à un mois de prison et à gens sont bien et légitimement unis. 200 fr. d'amende, etc. Il a soulenu 21. Londres. Modes. Plusieurs artistes en coiffure et autres avajent avaient momentanément quitté leur imaginé un moyen bizarre de s'an- domicile pour se rendre à la campanoncer; ils signaient des billets à or- gne. dre, dans lesquels ils promettaient de Ainsi M. Loiseau avait quitté, le payer un dédit si on n'était pas con• dimanche 24 mai, sa maison de Paris, ient de leur services. Un coiffeur vient rue Bailleul, pour aller à la campade pousser cette plaisanterie si loin, gne rejoindre sa famille. Rentrant chez que la justice s'en est mêlée. Il avait lui le même jour, à dix heures et del'ait des billets qui, vus à une dis- mie du soir, il trouva toutes ses portes tance, ressemblaient à ceux de la extérieures et ses meubles ouverts à Banque d'Angleterre. En voici un mo- l'aide de fausses clefs. Les malfaiteurs déle.

avaient enlevé 24,000 fr. en or, 15,000

fr. en billets de banque, des diamans BANQUE DE LA MODE.

montés el non montés d'une valeur Je promets d'arranger les cheveux de 92 à 96,000 fr., et toutes sortes de de tout genileman ou lady dans le bijoux en or. Une somme de 7,000 fr. supreme bon ton, ou de payer la en argent blanc avait éte laissée dans sommne de mille livres sterling. le secrétaire , sans doute à cause de

Ce jer novembre 1821. Pour le gou- son volume et de son poids. Les fausverneur et la compagnie de la Banquo ses clels qui avaient servi à commellre de la mode.

le crime furent retrouvées quinze

jours après dans une fontaine de cuiBon pour 1000 livres sterling.

vre où les voleurs les avaient jetées. ARTHUR GARDENER. Un épisode singulier a mis la justice

sur les traces des auteurs de ces sousCes billets avaient été donnés par tractions. Le 14 juin, vingt-quatre des escrocs à quelques individus sim- jours après le vol commis chez M. Loiples qui les avaient pris pour des bil- seau, un particulier, qu'il ne connaisjets de la banque d'Angleterre. Le sait pas, vint chez lui, et l'engagea à gouverneur de cette banque a faitciter passer dans la soirée chez le comte de le gouverneur de la Banque de la mo- Courtin, dont il lui indiqua le domide, qui, acquitté de toute intention cri- cile, et qui, disait-il, lui donnerait minelle, a pourtant été oblige de lio des renseignemens sur le vol en quesvrer sa planche. Le tribunal a declare tion. M. Loiseau fut peu surpris de qu'il prendrait des mesures plus se- cette visite ; il avait eu soin d'annonvères contre ceux qui, à l'avenir , se ccr, par des affiches et par la voie des permettraient ces imprudences.

journaux, le détail des objets qu'on 23. Paris. Cour d'assises. Cause de lui avait volés. Il se rendit au lieu invol remarquable. — Un vol très- diqué, et y trouva le mème particuconsidérable, qui a eu lieu au mois lier, qui, après lui avoir déclaré étre de mai 1820 chez M. Loiseau, bijou- le comte de Courtin, dit qu'une tier, et deux autres soustractions femme galante qu'il avait connue aud'obiets précieux chez la dame Pickaer- trefois, était venue le trouver, et lui sazem, rentiére, et chez la demoi · avait offert 12,000 fr. pour faire obteselle Lévy, marchande à la toilette, font nir un passeport pour l'étranger, et l'objet d'une affaire intéressante dont faciliter la vente d'une quantité consiTes débats ont doré plusieurs audien- dérable de diamans; qu'il avait conces. Le principal accusé est en fuite ; clu d'une foule d'indices que les diac'est un forcat libéré, nommé Jean- mans avaient été volés au sieur LoiEdme Hiel, qui a été déjà repris plu- sean; et qu'au surplus, la femme sieurs fois de justice. Les autres pré- dont'il parlait était la belle-soeur de venus de complicité étaient : la femme l'auteur des vols. Après cette ouverHiel, belle-soeur de l'auteur des vols, ture, le comte de Courtin demanda et Auguste Nicole, ex-employé à la au sieur Loiseau de lui assurer, par préfeciure de police. C'était habituel- un titre en bonne forme, une récomfement le dimanche, et en plein jour, pense de 12,000 fr., pareille à celle que se commettaient ces vols. On pro- qu'il aurait obtenue en procurant le Stait de l'absence des personnes qui passeport. Il alla même jusqu'à solliciter une avance de 500 fr. Deja sic, ment les détails donnés dans l'acte time d'un vol considérable, ei crai- d'accusation. M. le comte de Courtin gnant de l'étre encore d'une escroque- répéta, à quelques différences pres, rie, le sieur Loiseau ne voulut rien pavor ses depositions précédentes: sar les comptant, mais promit d'apporter le propositions qui lui aşaient été faites, titre exigé. Le coule de Courtin lui soit par Hiel, pour l'aider à cachee fit promettre le secret, en lui repré- son vol, soit par le sieur Loiseau pour sentant que s'il commetta il la plus lé, en découvrir les aulenrs, et obtenir gire indiscrétion, surtout auprès de la restitution, dépositions qui furent la police, il s'exposerait à une dis- contredites en plusieurs points par gráce de sa part, el perdrail ainsi l'es. la femme Hirl ei par le sieur Loiseant, poir de rien recouvrer.

et qui attirèrent à M. le comte de Dans une seconde conférence, le Courtin quelques reprorhrs de M. le lendernain , le sieur Loiseau lui pro- président, sur ce qu'il aurait dû faire posa de le conduire chez un notaire ses révélations plus tôt. pour souscrire à son profit l'obliga Enfin à la troisième audience, les ton de 12,000 fr. demandée; niais plaidoiries et le résumé du président alors le comte de Courtin, insistant entendus, la femme Hiel, declare sur la fornie, lui répondit qu'il se coupable à la majorité de sept pois contentait de sa parole d'honneur; conire cinq, a été condamnée à dir puis il lui declara que l'individu qui ans de travaux forcés, au carcan, et å j'avait vole élait un nommé Jean- la restitution de 160,000 francs €6Edine liel, forcat libéré, sorlant du vers le sieur Loiseau. Nicole a été sobagae de Toulon, et que la l'emme quitte. Hiel, sa belle-sour, elait venue chez 25. Paris. Tempête. -- Le temps lui faire des instances pour lui obles était orageux depuis plusieurs jours; bir un passeport.

hier, vers onze beures du malio, une On finit par tomber d'accord sur la pluie violente, mėlée de neige foeder, demande du sieur de Courlin; on lui a duré presque toute la journée. Sur remit 100 fr. dont il donna un reçu, les onze beures du soir, une tempete en prenant la précaution de l'antidas horrible s'est déclarée : le barometre ter. Le sieur Loiseau donna de plus est descendu à 26 deg, - 81 - de son obligation, sous signalure privee, Réaumur, et la tempele a duré toute de la somme de 12,000 fr., mais con- la nuit. On craint d'en apprendre les ditionnelle et reductible, suivani l'im- suites desastreuse's. (Voj: 30 décem. portance des recouvreineps. La suite bre. ) des negociations eptre eux avait été 26. Paris. Plainies en difamation conduite par l'entremise d'un agent Depuis plusieurs mois on est orcupe secret de la police, qui se présentait à des quereites de M. le vicomte M. de Courtin comme parent du sieur télégier et de 01. le colonel Bailies Loiseau.

Dulay. Après des provocations de cont On crut 'devoir s'assurer de la per- genre, ils avaient porté plainte en sonnc du comte de Courtin , et par diffamation reciproque devant le trisuite la femme Hjel et le nommé Ni- bunal de police correctioonelle, qui cole furent en même temps arrétés. vient de rendre le jugeinent dont voici L'arle d'accusation trace avec beau- les mo!ils et les dispositions. coup de détails l'histoire des trois « En ce qui touche la plainte da freres Hiel, et des relations de l'un général Montelegier; d'eux avec le coile de Courlin, dont « Altendu qu'il résulte de l'iosil avait été domestique...., et il porte truction des debats que, vers le milien que la conduite de M. le comie de du mois dernier, le colonel Dulay a Courtin, quoique blâmable, nc cons fait imprimer et disiribuer un écrit tituant angun crime ni delit, il a été contenant une lettre, datée du 20 mai, Irnvoyé de la plainle ei remis en lie adressée par lui au général Mooleleberlé.

gier; Quatre-vingt dix-huit témoins fur Que, dans cette lettre, il aceuse reni entendìis dans celle cause, Pres- le general Montélégier de l'aroir caque toutes leurs depositions confir- lompie de la manière la plus odicuse

et la plus méchante devant la pre- toires et calomnienx sont démentis mière cour du royaume, et devant la par ceux mêmes qui étaient présens et France entière, ajoutant que la dé- par une ordonnance de la chambre du claration du général, seul auteur de conseil, en date du 18 août dernier ; cette fiction et de bien d'autres, est qu’ainsi Dufay s'est rendu coupable un mensonge imposent, et qu'il s'a- des delits prévus par les art. 13, 14, vilit trop de correspondre avec un 18, et 19 de la loi du 19 mai 1819: étre aussi lache et aussi démoralisé; é En ce qui touche la plainte du qu'enfin il l'y provoque a un combat colonel Dufay contre le general Monà outrance, dans les termes les plus télégier: grossiers et les plus injurieux;

« Attendu que le général Montélé« Que cette leltre a été écrite le gier, au lieu de mopriser les injures 20 mai, trois jours après la déposi- et les calompies, ou de les dénoncer à tion du genéral à la cour des pairs, la justice, a, le 23 juillet dernier, qui a eu lieu le 1;

l'ait imprimer et distribuer une letire Que tous les journaux du lende par lui adressée au colonel Dulay, main. 18, un seul excepté (les Dée ou il dit : « Un miserable, couvert de bats ), en rapportant cette deposilion, bassesses, qui a été condamné aux gåont cité le nom du colonel Fabvier, lères, exposé au carcan, et impliqné et non celui de Dufay; que Dufay n'a dans le forfait de Louvel, n'a pas le pu ni dů ignorer ce fait avant d'é- droit de réclamer une affaire d'honcrire cette lettre, où il dit que c'est neur, ni même d'en parler. » le même jour, 20 mai, qu'est tombé « Que le général Niontélégier, bien par hasard entre ses mains le journal qu'il eut été injurié, calomnié et prodes Débats du 18;

voqué de la manière la plus ouiraQue d'après cela il ne pouvait geante , est cependant répréhensible douter, dės ce moment, que le jour- de s'être fait justice à lui-même, en nal des Debats s'eùt commis une er- publiant cette lettre, reur, et que le général Muntelegier « Vu les art. 13, 14, 19 et 19 de la ne l'avait pas réellenient nomine, lors loi du 19 mai 1819; de sa deposition à la chainbre des « Le Tribunal condamne le colonel pairs ;

Dufay en un mois de prison, 500 fr. Que, depuis, il en a pu d'autant d'amende, et aus cinq sixièmes des moins douter, qu'une réponse à cette dépens; lettre , qu'il a aușsi publiée, émanant . Et le général Montélégier en 25 fe. dui general Montelegier, et datée du d'amende et au sixième des dépens, méme jour, porte que jamais Dufaya Ordonne la suppression des trois n'a été cité a lui, ni par lui;

écrits dont il s'agit : sur le surplus Qu'ainsi c'est sciemment, mé- des autres demandes, fins et conclycharnment et dans le desseio de con- sions des parties, les met bors de traindre le general Montélégier à en cause. » venir avec lui à un combat à outrance, En descendant de l'audience, le que le colonel Dufay a fait imprimer colonel s'est rendu au greffe, et y a et distribuer cet écrit diffamatoice; interjeté appel du jugeineni qui ve

< Attendu que, le 20 juillet der- mait d'etre prononcé. nier, le colonei Dúlay a fait imprimer 27. Paris. Duel. --MM, le vicomte et distribuer un second écrit dans le- de Montélégier et le colonel Barbier quel, dit-il, en parlant du général Dulay se sont rencontres ce matin au Montélégier, qu'il ne serait pas facile bois de Boulogne avec des témoins. aux tribunaux de prononcer l'inno- Ils se sont battus à l'épée, et après cruce de l'auteur dun événemeni dy un combat qui a duré quelques segénéral Bon; et plus loin , que, s'é- condes, M. le vicomte de Montélétant présenté le 23 janvier chez le gier a eu le bras traversé d'un coup générat Montélégier, ce dernier lui d'épée qui a terminé l'affaire. On se avait présenté une paire de pistolets croit pas la blessure dangereuse. sur la poitrine, avait lâché la dé- Id. Paris, Cour l'assises. Menaces tente, mais que l'omorce n'avait d'assassinal contre S. A. R, le prin pas pris feu; que ces faits diffama- ce d Orange. - Ua individu nomine Francois Paul Désiré-Mary, d'abord pirée par la veuve Baude d'écrire an teinturier à Laon, ensuite marchand prince d'Orange pour lui demander de vins à Saint-Quentin , à Cambray, de l'argent, ce que cette dame, apet à Bruxelles, ayant mal fait ses af- pelée en témoignage, a nie avec la faires , imagina, pour les rétablir, de fermeté de l'innocence. fiire écrire au prince d'Orange, par En definitif, Mary, soupconné de un de ses amis nommé Vayron, élève plusieurs autres vols et escroqueries, à l'école vétérinaire d'Allort, une a été condamné à sept ans de travaux lettre datée de Paris, du 22 mai 1821, forcés et au carcan. Vayron , declaré dans laquelle il sommait S. A. R. de non coupable à l'unanimité des rois remettre à un S. Ledoux, proprie- du jury, a été acquilté. taire à Chevreuse près Paris, une som- 29. Paris. Cour de cassation. Ques me de 20,00n fr.; faute de quoi , Mary tion de droit criminel. — D'après le était décidé à assassiner le prince, dont code pénal, le vol commis la puit il disait suivre exactement les démar- dans un lieu habité ou servant à baches.

bilation est puni de la peine iplaCette ridicule et impuissante som- mante de la réclusion et du carcan, mation n'ayant pas produit l'effet que Le vol qui n'a été accompagné d'as Mary en attendait, une autre lettre d'une circonstance aggravante est puni fut écrite au prince, le 13 juin 1821, de la simple peine correctionnelle de sous la date de Paris, pour lui renou- l'emprisonnement. La peine est apple veler la demande, en lui donnant quee, au premier cas, par les cours jusqu'au 20 juin pour y satisfaire. Ce- d'assises, et, au second cas, par les inpendant sur les informations données bunaux correctionnels. par le prince, le 20 juin, le juge d'ins- Le nommé Maillés, ayant été arrêté truction et le procureur du roi de comme prévenu d'avoir tenté de voler , Rambouillet, se transportèrent à Che- la nuit, dans une église, une crois vreuse et firent arrêter Ledoux, qui d'argent, la cour royale de Pau, convint sur-le-champ que Mary lui chambre des mises en accusation, avait annoncé qu'une somme de vingt décida qu'une église n'était pas une mille fr. devait lui être envoyée à son maison habitée ou servant à habitadomicile, mais qui soutint, comme tion. Elle renvoya conséquemmeat le il l'a toujours fait depuis, qu'il avait prévenu devant la police correctioncomplètement ignoré les moyens cri- nelle. minels par lesquels cet argent devait Sur le pourroi du ministère puêtre obtenu; qu'il avait cru que c'était blic, la cour de cassation cassa cet arun présentenvoyé à Mary par la veuve rêt, en considérant qu'une église de Baude, chez laquelle il avait demeuréà vait être regardée comme une maisos Bruxelles. A la nouvelle de l'arrestation habitée. de Ledoux, Mary quitta Chevreuse, La chambre d'accusation de la coor et alla à Soissons, d'où il envoya uné de Toulouse, saisie de l'affaire, ayant troisième sommation dans le même rendu un arrêt conforme à celui de la style au prince d'Orange, donnant cour de Pau, un nouveau pourroi son adresse sous son vrai nom, et sous avait été formé par le ministere pula qualité de marchand de vins restant blic, les trois sections de la cour de à Cambray, avec nouvelles menaces cassation se sont réunies aujourd'hui, de l'assassiner, et des particularités sous la présidence de M. de Pesroosingulières sur le moyen qu'il avait d'y net, garde - des - sceaux, pour proparvenir......... Mais déjà Vayron noncer sur la question. était au pouvoir de la justice, Mary Le rapport fait par M. le conseiller ne tarda pas à y tomber lui-même, et Olivier, M. le procureur - general tous deux furent traduits devant la Mourre' a conclu'à la cassation de cour d'assises. Vayron s'excusa d'avoir l'arrêt de la cour de Toulouse, et l'ar. écrit la première tettre, sur ce qu'il rét a été cassé ct annulé par la cour était dans un état d'ivresse : Mary a de cassation, qui a persiste à penser prétendu qu'il était au désespoir et qu'un édifice public, ouvert aux ciavait perdu la tête lorsqu'il mit à toyens pour l'exercice de leur culte, exécution l'idée qui lui avait été ins- doit être assimilé à une maison babé

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