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massacrés dans ces deux journées à ont transporté leurs spectateurs à plus de cinquante , et leur perte à Chambord. Dans l'une ei l'autre piè300,000 dollars.

ce , un agent de la bande noire vou

lait acheter le château pour le deMAI.

molir, mais la nouvelle de l'adju

dication saitc au profit des souscrip1. Paris. Bapléme de Mgr. le duc teurs, pour en offrir l'hommage au duc de Bordeaux. - Les fêtes annoncées de Bordeaux, arrivée en méme-temps ont commencé hier par des distribu- que celle du baptême, répand la joie tions extraordinaires de prix dans dans le village, où l'on célèbre à la les cinq colleges royaux de la capitale, fois les deux événemens. Enfin les dont la ville de Paris avait fait les théâtres de la Porte Saint-Marlin, la fonds; par une revue brillante au Gailé, l'Ambigu Comique, le Cir. Champ-de-Mars, où le Roi et la fa- que Olympique, et le Panorama mille royale se sont rendus au mi- Dramatique, ont rivalisé de zèle. Il lieu d'une foule innombrable qui fai- est inutile de dire que ces pièces, insait retentir Paris de ses acclamations, spirées plus ou moins heureusement, et par des spectacles gratis donnés le ont étei vivement applandies, et quelsoir sur lous les théâtres de la ca- ques-unes méritent de survivre à la pitale.

circonstance qui les a fait naitre, Il n'y avait pas moins de onze pières nouvelles préparées pour celte so

Cérémonies du baptême. Ironité sur les onze premiers ibiatres; celle de l'opera, Blanche de Aujourd'hui, dès la pointe du jour, Provence, devant d'abord étre donnée les troupes des différens corps destià la cour, a été remplacée par une nés à former le cortège, ou à border canlale intitulée le Serment des Gar- la baie sur le passage du Roi et de la des, paroles de M. Janillion, musi- famille royale', pour se rendre à l'éque de M. Louis Jadin. - Celle du glise Notre-Dame, se sont mises en théâtre Français, Jeanne d'Albret, ou marche pour aller occuper le poste le Berceau d'Henri IV, intermède en qui leur était destiné. vers libres de MM. Théaulon, Ro- 'La garde nationale, la garde royale chefort et Carmouche, représente les et les troupes de la garnison sormaient appréts du baptème, auquel Jealine la haie, en suivant les quais du Louet Henri d'Albret préludent par des vre et de l'Ecole, le Pont-Neuf, le bienfails et des actes de clemence. - quai des Orfèvres, jusqu'au parvis Au théâtre de l'Opéra Comique, dans Notre-Dame. A midi, le cortege est un divertissement de MM. Théaulon sorti du château des Tuileries. M. le et Dartois, intitulé le Panorama de maréchal-de-camp de Rochechouart, Paris, oui c'est féie parloul, la scène commandant de Paris , et l'état-major se passe d'abord à l'hôtel de l'Univers, de la place, ouvraient la marche; où viennent debarquer les voyageurs venaient ensuite M. le lieutenantempressés de voir les fètes qui se pré- général comte Digeon et son étatparent ; puis sur une place publique, inajor, des pelotons de la garde naou l'on force un milord Taciturne tionalé à cheval, des détachernens de à prendre part à l'allégresse générale. lanciers, les hérauls d'armes, les -A l'Odéon, la scene se passe à voitures de la cour, au nombre de l'llótel des Invalides ; les vieux favo- trente, chacune attelée de huit cheris de la victoire se désolent de ne vaux. Dans le carrosse de S. A. R. pouvoir se trouver à la féle, mais on Mgr. le duc de Bordeaux, qui précélire au sort une députation qui se dait immédiatement celui du Roi, se trouve composée de braves de tous les trouvait S. A. R. Mademoiselle et temps, depuis Fontenoy jusqu'à nos madame la comtesse de Gontault, jours, et cette idée ingénieuse ( de gouvernante des enfans de France, M. Dubois ) est relevée par de jolis accompagnée de trois autres dames.' couplets. Le Vaudeville à célébré la Dans le carrosse du Roi étaient fète par le Baptême de village. Les LL. AA. RR. Monsieur, Madame, Guleurs des Variétés et du Gymnase, madame la duchesse de Berri et Mgr. le duc d'Angoulême. La voiture de Arant neuf heures du matin les tri. S. M. et celle de Mgr le duc de Bor- bunes de l'église etaient dejà remplies deaux étaient entourées des gardes- le spectateurs invités par billets. du-corps du Roi et de Monsieur. Des Les trois premieres banquettes de prlolons de la gendarmerie royale et chaque tribune étaient garnies de dades chasses ouvraient et sermaient la mes en grande parure; la presque niarche. Une population immense, qui totalité des hommes portait l'unifors'était portée sur les lieux par lesquels me ou l'habit francais. Je cortège devait passer, a fait reten- Les deux tribunes nouvellement tir les airs des cris de vive le Roi, construites dans les croisées dela croix vivent les Bourbons, vive le duc de étaient occupées, celle de gauche par Bordeaux !!!

NIM. les deputes des departemens, Les croisées sur ce passage étaient ric et celle de droile par MM. les pairs de chement paroisées de drapeaux blancs

France. Le corps diplomatique, les fleurdelises ; sur le l'ont-Neuf', en dripulations des bonnes villes, la cour avant de la statue du bon Henri, on

de cassation, celle des comptes, la fisait l'inscription suivante :

cour royale, 'MM, les lieutenans-pe

néraux, maréchaux-de-camp, grandsFrançais, aimez mon petit-fils comme j'ai officiers des ordres de Saint-Louis et aimé vos pères.

de la Légion-d'Honneur, MM. les pre

fets dui departement de la Seine ei de Là, une députation des dames de la la police ,'MM, les maires de Paris et halle s'est présentée à la voiture de les membres du conseil municipal, se Mgr le duc de Bordeaux et de Made- sont places selon le rang qui leur est moiselle pour leur offrir des fleurs, attribué. Les cardinaux, les maréchaut que la petite princesse a reçues en de France, les ministres, le coaseil souriani à cette offrande.

d'Etat et les Evêques étaient autour Le portail de la métropole était de la croix de l'église. orné d'un pavillon gothique, des deux L'orchestre était disposé dans le côtés duquel on avait figuré les statues ch@ur. de Clovis et de Charlemagne, de saint A une heure, le bruit des tambours Louis et de Henri IV, avec les mono et des trompeties, que courraient eogrammes du Roi et du duc de Bordeaux. core les acclamations publiques, ont

Sur les ailes latérales on voyait annoncé l'arrivée du Roi : S. M. a été les noms et les armes des bonnes vil- reçue à la porte extérieure par Mgr de les du royaume.

Quelen, coadjuteur, et le clerge de L'intérieur de l'église était pom- la métropole ; Mgr le cardinal a prepeusement décoré. Tous les bas-côtés senté au Roi l'eau bénite. En entrat étaient garnis de tribunes en amphi- dans l'église, les premières personnes théâtre, le tout orné de riches drape- qui ont Trappé les yeux de S. M. sont ries , de gazes d'or, d'argent ou de les jeunes époux qui ont été unis et taffetas, et les tribunes principales dotés par les douze mairies de Paris, drapées velours etor. Des figures ailées à l'occasion du baplème de S. A. R. forrnant consoles avaient élé placées Mgr le duc de Bordeaux, S. M. a été dans tout le pourtour de la nef et du conduite à son prie-dien; après le cheur, et supportaient une multitude Veni Creator, one basse messe a été de bougies. Il y avait en vulre trente- celébrée par Mgr de Quelen, elaidesix lustres suspendus aux voûles, qui rens morceaux de musique (le la comjetaient un éclat resplendissant sur position de M. Lesueuront été crécuiout l'ensemble de l'édifice.

tés par la chapelle du Roi. L'autel pour la celebration du bap- Après la messe basse et le Te Deum, tème était élevé au bas de la grille du la binédiction pontificale a été donchæur, à l'extrémité de la nef. Il était née par Mgr l'archevêque, qui a fait forme par quatre colonnes supportant la ceremonie des catéchumenes; puis un archivolie, le tout surmonté d'une il a élé procédé à la célébration du croix. En avant de l'antel était placé baplème. Les honneurs du jeune prinle dais de S. M. L'ensemble de ces ce, tels que le cierge, le chremeau, dispositions était magnifique.

La salière, le bassin, l'aiguière et la

sérviette , ont été offerts, Mgr le duc France, président de la cour de ingha de Bordeaux a été présenté par ma sation ; par M. le marquis Barber dame la vicomtesse de Gontault, gous Marboig, président de la cour des vernante des enfans de France, assis- comples; par M. le baron Séguier, tée par madame la marquise de Fo- président de la cour royale de Paris, resta, sous-gonvernante; le jeune et par M. le comte de Chabrol, préfet prince était revêtu d'un manteau de de la Seine, et président du conseil tissu d'argent doublé d'hermine. municipal de Paris.

Les princes, les princesses, les mi. A trois heures, le Roi est reparti'; nistres et les grands officiers ayant en- S. M. a été reconduite avec le même touré le Roi, M. le marquis de Dreux- cérémonial qui avait été observé à son Brézé a salué le Roi, puis a été pren: 'entrée. " dre l'enfant royal : le parrain , S. M. Le soir, on a joué sur le théâtre de le roi de Naples, a été représenté par la cour l'opéra de Blanche de ProS. A. R. Monsieur ; la marraine, ma-vence, ou la Cour des Fées paroles. damne la duchesse de Calabre, a été de Mú. Theaulon et de Rance, mus representee par S. A. R. Madanie. sique de MM. Boželdieu, Berton, Madame la gouvernante a remis en-, Cherubini, Paër et Kreutzer; magnisuite l'enfant aux mains de son heu- fique spectacle, dont les allusions ont reuse mère, dont la figure laissait fait dans l'assemblée la plus touchante apercevoir l'émotion la plus vive, pap- inu

in pression. tagée par tous les assistans. Les per

Les per. Dès 8 heures du matin on avait fait, sonpages les plus éminens de l'Etat, les pasteurs les plus vénérables, les au nom de la ville de Paris, les disdéputés du royaume, et l'élite des ci- tributions extraordinaires aux indigens toyens de la capitale ont alors élevé

elavi inscrits sur les contrôles des bureaux leurs voux vers le trône céleste : c'est

de charité, et qui se composoient d'un bien én ce moment que l'on pouvait

pair blanc, d'une bouteille de vin et dire que la France entiere environnaita

d'un pâté; elles se sont faites avec le Roi et son auguste famille.

un ordre admirable, et ont été rer S. M. avait à sa droite LL. AA. RR. Çues avec un sentiment bien vif de reet SS. Monsieur , Mgr le duc d'An

congaissance envers les princes, de la goglème et Mgr le duc d'Orléans , et famille royale. a sá gauche LL. AA. RR. et SS. Mada- Les mariages des jeunes filles doine, madame la duchesse de Berri, ma- tées par la ville de Paris ont été pro danie la duchesse d'Orléans et made- clamés dans les douze mairies, et par moiselle d'Orléans.

MM, les maires, qui ont ensuite con An moment où le Roi est entré à duit aux douze paroisses principales Notre-Dame, Mgr le coadjuteur avait les jeuues épouses auxquelles la ville adressé à S. M. un discours auquel a donné, pour pièce de mariage, lå elle a répondu. Le nouvel Henri ayant belle médaille en argent gravée par été baptisé, dans le moment où Mgr M. Caunois, à l'occasion du bapteme le cardinal-archesèque'a remis le royal de S. A. R. Mgr le duc de Bordeaux enfant, S. Em. a aussi adressé à S. M. Des illuminations générales, un few un discours auquel le Roi a également d'artifice tire sur le pont Louis XVI répondu. (Voy. l'Hist. , pag. 214.) ont dignement terminé cette journée

Les cérémonjes religieuses étant inémorable. terminées, l'acte de baptème a été 2. Suite des réjouissances. - Les présenté à la signature de S. M., des jeux et les divertissemens annonces princes et princesses de la famille aux Champs-Elysées y avaient attiré royale, des princes et princesses du dés le niatin one grande partie de la sang

population de Paris. Les distributions Il a été ensuite signé par S. Em. le de dragées, de comestibles et de vin, cardinal - archevêque de Paris, para qui ont coin mencé à deux heures, ont M. le duc de Hichelieu, président du offert quelques scènes burlesques qui conseil des ministres, par M. le prinre égayent toujours ceux qui ne joueni: de Talleyrand, grand-chambellan; dans ces spectacles, que le rôle de par M. le comte Desèze, pair de spectateurs; les parades, le's balans

çoires, les mats de cocagne ont dure vive le Roi ont de nouveau éclaté de jusqu'à la nuit. .

tous côtés; et chacun, avec une émotion Féte a ľHótel-de-Ville. Pendant bien vive, se plaisait à répéter les parolrs que le peuple se livrait à sa joie , les du prince. M. le préfet a offert alors à magistrats de la ville offraicnt à la fa- S. Å. R. 'une médaille que la ville de millc royale upe fête, à l'occasion de Paris a fait frapper pour perpétuer lo l'heureux événement de la veille. Les souvenir de cet heureux événement. salles ordinaires avaient été décorées LL. AA. ont été ensuite conduites avec autant de goût que de magnifi- à la salle du banquet; elles y ont pris cence pour la réception des princes, place dans l'ordre suivant : à la droite pour le banquet royal et pour la rea du fauteuil du Roi, qui est resté raprésentation d'un intermède analogue cant, S. A. R. Monsieur , Mgr le due à la circonstance,

d'Angoulême, Mgr le duc d'Orléans La grande salle de bal avait été et Mgr le duc de Bourbon ; à la gatconstruite dans l'emplacement occupé che du fauteuil du Roi, S. A. R. Mae par la cour de l'Hotel-de-Ville, élevée dame, madame la duchesse de Berri, à l'égalité du premier étage, et faisant madame la duchesse d'Orléans, masuito aux autres appartemens dont demoiselle d'Orleans, les dames de elle se trouvait aussi entourée. La dé- leurs maisons et les douze dames Domcoration de cette salle consistait en mées par le Roi et désignées dans les arrades de glaces enchâssées par des différentes classes de la bourgeoisie guirlandes de fleurs qui commençaient pour prendre place au banquet. à bauteur d'appui et qui montaient Dans le mėme moment, deux autres jusqu'an plafond , sur lequel elles tables ont été servies dans des salles formaient des dessins élégans. Les co- attenantes, l'une pour le corps diplom lonnes et les lignes d'architecture se matique, l'autre pour les ministres, trouvaient marquées avec des massifs les maréchaux et les grands officiers et des draperies d'or et d'argent, aux- de la maison du Roi et des princes, quels un nombre infini de lumières désignés par S. M. prétait un nouvel éclat. Rien n'est à Au moment de sortir de table, comparer à la magnificence de cette S. A. R. Monsieur s'est leré, eta salle, qui contenait seule près de dit : « Mes amis , puisque nous somquinze cents personnes. Tous les es- mes privés de la présence du meilleur caliers, recouverts de tapis, étaient des pères, nous allons nous en deornés de fleurs et d'arbustes.

dommager en buvant à la santé da A six heures, les princes accom- Roi. » Ön conçoit avec quelle ardeur pagnés des officiers de leurs maisons, les assistans ont accueilli ce reu si sont arrivés à l'Hôtel-de-Ville. Ils ont français et y ont répondu. Les princes été reçus sur le perron au bas du ont ensuite passé dans la salle de grand escalier par M. le préfet du dé- Saint-Esprit, pour y prendre le calé. partement, MM. les membres du corps Immédiatement après, mesdames Bonmunicipal, et par douze dames pom- langer et Rigault-Palar, et MM. Hoet mées pour accompagner les princesses. et Ponchard, du théâtre royal de l'OLL. AA. RR. et SS. ayant été con- pera-Comique, ont eu l'honneur de duites dans la salle de réception, représenter devant LL. AA. les Arts M, le Préfet a adressé à S. A. R. Mona rivaux, intermède, paroles de MonSIEUR un discours, auquel S. A. R. a sieur Alissan de Chazet , musique de répondu par les paroles suivantes : MM. Boželdieu et Berton. Cet outrage, a Monsieur, mon premier devoir sera fait sur l'idée des Muses riales de La de reporter au Roi les sentimens que Harpe, mais dans lequel les sentimens vous venez de m'exprimer d'une ma- les plus honorables sont exprimés en nière si touchante. Français, nés vers élégans, a obtenu le suffrage des Français et de famille française, nous augustes personnages auxquels il était ferons toujours consister notre bon- destiné. Les stances suivantes ont sur heur dans celui de nos compatriotes; tout produit un effet inexprimable : entendez-vous, messieurs ; et qué pouvons-nous désirer que le bonheur Dieu l'a donné, cet ange tutélaire de potre chère France ? » Les cris de

chere France ? » Les cris de De tout un peuple à ses lois destine :

Pour embellir les destins de sa mère, sultans, an discours qui lui a été Pour qu'à nos fils il serve un jour de père, adressé par M. le comle préfet de la * Dieu l'a donné.

Seine : Dieu l'a donné pour enrichir la France . « Je réçois avec un grand plaisir les D'un avenir brillant et fortuné,

témoignages d'amour de ma bonne Coage de paix et trésor d'espérance,

ville de Paris; j'apprends avec une A la nature, aux arts, à l'indigence,

grande satisfaction que les travaux du Dieu l'a donné.

canal de Saint-Denis touchent à leur Dieu Pa donné, notre amour l'environne;

pur 'environne; fin: c'est une source de prospérité Nous disons tous : Un enfant nous est né.

publique. J'espère pouvoir aller auSon noble front doit porter la couronne ; Ne craignons pas que le ciel l'abandonne:

jourd'hui visiter mes enfans ; si j'en Dieu l'a donné.

étais empèché, dites-leur bien (S, M.

portait en ce moment sa main sur son A la fin de l'intermède, une toile cæur, avec une vive émotion qui a de fond s'est levée, et a laissé voir un élé partagée par tous les assistans) tableau représentant les armes de la que je les porte tous là, , ville de Paris, un vaisseau en forme -Le Roi, sorti à deux heures on de berceau; Mgr le duc de Bordeaux quart en calèche découverte , a, suiy repose ; les Amours enflent les voivant son usage annuel, consacré sa les ; les Arts, avec tous leurs attri- promenade de ce jour à parcourir sa buts, figurent dans le fond de ce ta- capitale. S. M. avait à sa gauche M. le, bleau, dont l'auteur est M. Devouges. maréchal duc de Raguse, qui, penA neuf heures, les princes et prin

dant l'absence de M. le maréchal duc cesses sont passés dans la salle du bal de Bellune, continue son service qui s'est ouvert sous leurs yeux par

comme niajor-général; devant le Roi tin double quadrille, et après avoir

I étaient M. le duc d'Anmont et M. le parcouru la salle, ils se sont retirés

duc d'Havré, qui a pris les fonctions à dix beures. Alors le bal s'est ouvert

de capitaine des gardes-du-corps. dans toutes les salles ; il s'est prolongé

S.M., saluée des plus vives acclajusqu'à sept heures du matin. "

mations, a parcouru la rue Saint

Denis et plusieurs autres. On se flatCette fête brillante, qui réunissait

tait aussi de jouir de sa présence dans les personnes les plus distinguées de la cour, de la ville et de la bour

d'autres quartiers; mais la pluie étant, geoisie ( environ 5,000 ), a été, par Tuileries.

survenue, sa voiture est rentrée aux s'éclat de son ensemble et par le soin Dans l'après-midi, S. A. R. Monavec lequel tous les détails étaient .

sieur , accompagné de Mgr. le duc de suivis, digne des personnages illustres Re

es Bordeaux et de Mademoiselle , est qui avaient bien voulu l'agréer.

arrivé au marché Saint-Martio , où 3. Anniversaire de l'entrée du Roi MM. les charbonniers, ouvriers des à Paris.-Aujourd'hui, en vertu de ports, etc., étaient réunis au nomla prérogative qui lui a été accordée, bre d'environ trois mille. LL. AA. RR. la garde nationale parisienne a fait ont fait le tour du marché au milieu seule le service du château. . des acclamations de ces braves gens,

A onze heures, le Roi a reçu les dont il serait difficile de depeindre hommages des princes et princesses l'enthousiasme et la joie. de sa famille. A midi , les grandes dé- A sept heures du soir, les bals offeris putations de la chambre des pairs et par la ville de Paris aux corporations de celle des députés, conduites par des dames des halles et marchés, des MM. les présidens, et auxquelles s'é- forts des balles, des charbonniers et taient réunis un grand nombre de ouvriers des divers chantiers, ont membres de ces deux chambres, mes- commencé, et se sont prolongés fort sieurs, les ministres, les maréchaux avant dans la nuit. de France, les députations des cours de cassation et des comptes. MM. les maires de Paris, à la tête desquels poléon Bonaparte. (V. l'Histoire, était M. le préfet de la Seine, etc., etc. pag. 215. ).

S. M. a répondu dans les termes 6. Leltre adressée au comte ßa.

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