Élysée Loustallot et les Révolutions de Paris (juillet 1789-septembre 1790)

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A. Le Chevalier, 1872 - France - 308 pages
 

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Page 84 - Quoi! cette précieuse portion de citoyens qui ne doit qu'à la médiocrité ses talents, son amour pour l'étude, pour les recherches profondes, ne sera pas éligible ! « Je m'attends à entendre dans nos futures assemblées d'électeurs ce singulier dialogue : Messieurs, je vous propose de députer à l'assemblée nationale M.*"; vous le connaissez; il suffit de le nommer pour réunir en sa faveur tous les suffrages.
Page 136 - je jure de remplir mes fonctions avec exactitude, d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale et sanctionnée par le Roi.
Page 39 - C'est pour cela qu'il voulait que la presse fût libre. Lorsqu'il vit qu'on songeait à la limiter arbitrairement, il jeta un cri d'alarme : « Nous avons, disait il en août 1789. passé rapidement de l'esclavage à la liberté; nous marchons plus rapidement encore de la liberté à l'esclavage. On endort le peuple...
Page 242 - ... à coups d'épée les chiens qui passent dans la rue; des Français qui reçoivent des bannières blanches, qui souffrent un drapeau blanc sur le trône ; un roi qui essuie à la chasse les pluies les plus abondantes, et qui ne marche pas, parce qu'il pleut, au milieu de la nation délibérante et armée ; qui ne prend pas la peine d'aller de son trône à l'autel, pour donner à un peuple qui lui alloue...
Page 94 - Français! car désormais je ne puis appeler citoyens des hommes destinés à l'esclavage ; Français , vous n'avez été libres que peu de jours; troublés parles horreurs de l'anarchie, ces jours ne vous ont peut-être point appris à aimer assez...
Page 39 - Paris, plus de deux mille compliments, dans lesquels on nous élève bien au-dessus des héros de la Grèce et de Rome. « Les anciens salariés de l'aristocratie se sont couverts du masque de la popularité, pour établir une aristocratie nouvelle sur les débris de l'ancienne. Inactifs tant que la patrie a été en danger, et que la révolution s'est opérée, ils veulent tout faire depuis qu'il ya des places à remplir, et que l'autorité semble devoir appartenir à celui qui aura, non pas le...
Page 225 - Telle était, selon lui, la nécessité de ces fonctions qu'il ne cessait de répéter cette maxime d'un écrivain anglais : Si la liberté de la presse pouvait exister dans un pays où le despotisme le plus absolu réunit dans une seule main tous les pouvoirs, elle suffirait seule pour faire contrepoids.
Page 252 - Mais la presse , la presse est toujours là ; elle dévoile les plans conçus contre l'intérêt public ; elle nomme le lâche qui s'est vendu , le fourbe qui n'a servi le peuple que pour sortir de l'obscurité...
Page 226 - Si la liberté de la presse pouvait exister dans un pays où le despotisme le plus absolu réunit dans une seule main tous les pouvoirs, elle suffirait seule pour faire contre-poids. » Cette maxime d'un écrivain anglais est trop connue du gouvernement pour qu'il ne cherche pas à limiter la presse, à en rendre l'usage redoutable aux écrivains courageux, à quelque prix que ce soit. S'il l'obtenait...
Page 140 - ... société, et la société doit à ce débiteur tous les adoucissements qu'il n'est pas strictement et évidemment nécessaire de lui refuser. Que les Français eussent été, avant la Révolution, spectateurs muets de cette atrocité gratuite, il n'aurait pas fallu s'en étonner ; ils ne savaient pas être ni hommes ni citoyens; mais que depuis la Révolution, trois cent mille Français libres n'aient pas élevé une voix protectrice pour faire enlever le corps du supplicié avant qu'il fût...

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