Mémoires de Cléry, de m. le duc de Montpensier, de Riouffe

Front Cover
Firmin-Didot et cie, 1847 - France - 473 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 85 - Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis , sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même qu'à ceux qui, par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.
Page 84 - Dieu de me pardonner tous mes péchés; j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du ministère d'un prêtre catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom (quoique cela fût contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Eglise catholique, à laquelle je suis toujours resté sincèrement...
Page 195 - Tacite ouvert devant lui sur une petite table; il me serra dans ses bras ; ses yeux devinrent humides, et il me dit : « Votre « sacrifice est d'autant plus généreux que vous exposez votre « vie, et que vous ne sauverez pas la mienne.
Page 194 - En vous parlant peut-être pour la dernière fois , je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien , et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité. > Je n'ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement ; mais mon cœur est déchiré de trouver dans l'acte d'accusation l'imputation d'avoir voulu faire répandre le sang du peuple...
Page 86 - Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union , comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher. Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu, qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de...
Page 75 - Citoyen président, j'ignore si la convention donnera à Louis XVI un conseil pour le défendre, et si elle lui en laisse le choix : dans ce cas-là, je désire que Louis XVI sache que, s'il me choisit pour cette fonction, je suis prêt à m'y dévouer.
Page 229 - Pendant que je lui adressais cette petite harangue , il me regardait fixement sans changer de position , et il m'écoutait avec l'apparence de la plus grande attention ; mais pas un mot de réponse. Alors je repris mes propositions comme si j'eusse pensé qu'il ne m'avait pas entendu, et je les lui particularisai à peu près de cette manière : « Je me suis peut-être mal expliqué, ou peut-être ne m'a...
Page 100 - avons arrêté avec le ministre de la justice que » ce serait dans la salle à manger. » — « Vous avez » entendu, répliqua Sa Majesté, que le décret de » la Convention me permet de la voir sans lé» moin. » — « Cela est vrai, dirent les munici« paux, vous serez en particulier : on fermera la » porte, mais par le -vitrage nous aurons les yeux
Page 177 - Sire," répondit Vergniaud qui occupait le fauteuil, "vous pouvez compter sur la fermeté de l'assemblée nationale ; ses membres ont juré de mourir en soutenant les droits du peuple et les autorités constituées.

Bibliographic information