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REVUE MENSUELLE

Contenant, avec un texte et des pièces inédites, intéressantes ou peu connues

LE CATALOGUE GÉNÉRAL DES MANUSCRITS

QUE RENPERMENT LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES DE PARIS ET DES DÉPARTEMENTS

TOUCHANT L'AISTOIRE DB L'ANCIENNE FRANCE
DE SES DIVERSES LOCALITÉS ET DES ILLUSTRATIONS HÉRALDIQUES

SOUS LA DIRECTION DE LOUIS PARIS
Ancien bibliothécaire de Reims, chevalier de la Légion d'honneur.

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AU BUREAU DU CABINET HISTORIQUE

RUE DES GRANDS - AUGUSTINS, 6

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DE LA FIN DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE, EXTRAITES DE DOCUMENTS

INÉDITS.

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François II, prince d'un naturel timide et valetudinaire, choisit le baron de Thugut pour son ministre, à la mort du prince de Kaunitz. Constant dans ses projets, lent dans leur exécution pour ne rien laisser au hazard, le baron avoit négocié en Italie pour donner le temps aux troupes impériales de reprendre haleine après les victoires de Bonaparte, et à Rastadt, afin de laisser aux Russes le temps d'arriver en Allemagne.

Ne pouvant secourir les royaumes de Naples et de Sardaigne, proposant même de s'en emparer à l'amiable dans les conférences de Seltz, il les laissa envahir sans avoir l'air de s'y opposer, jusqu'au moment où les armées impériales seroient en mesure d'opérer en Italie et sur le Rhin. Il étoit dur, impérieux, abhorroit la France ; traitoit l'archiduc Charles avec hauteur et ne ménageoit personne.

170 année. Janvier à Juillet 1871. Docum.

Son extrême ambition le rendoit fécond en ressources, son courage lui faisoit méconnoître le danger et son application au travail levoit bien des difficultés.

LXXIV.

LE GÉNÉRAL BARON DE MACK.

Avant de paroître sur un grand théâtre avec le rôle important qu'il y joua, cet officier avoit déjà une réputation brillante de lumières, de talents et de connoissances militaires dans les armées de la première coalition où il servit au se

cond rang.

Les Autrichiens assuroient que s'il eût été écouté, les armées combinées eussent non-seulement conservé la Belgique et la Hollande, mais encore qu'elles auroient envahi le territoire français. Les anglais, trop orgueilleux pour suivre des conseils étrangers, dédaignèrent ses avis et ne tardèrent pas à être punis de leur présomption.

Mack, voyant la divergeance de vues des puissances belligérantes s'attendoit à des revers; aussi, il ne s'occupa plus qu'à former de nouveaux plans pour l’Empereur, au service duquel il avoit consacré ses talents depuis sa jeunesse.

Bonaparte sut déjouer ces plans, mais ses successeurs furent pris et enveloppés. Il eût été désirable pour sa gloire qu'il se fût contenté de la guerre de cabinet, mais l'ambition lui fit accepter inconsidéréinent le commandement en chef de l'armée napolitaine dont les généraux et les soldats étoient aussi inexperts qu'inoffensifs.

Étranger au milieu de ce peuple fourbe, lâche et superstitieux, il y ful jalousé, mal secondé el batlu en voulant manoeuvrer avec une armée de 80,000 homnies de nouvelles le

vées, ou pour mieux dire un troupeau, comme avec les vieilles bandes qu'il quittoit en Autriche.

Cette faute étoit d'autant plus étonnante que le baron de Mack étoit réfléchi, qu'il avoit la conception vive et facile, l'esprit agréable et solide. A un extérieur noble, il joignoit des manières aisées, du goût et l'habitude du travail. Abandonné des troupes, soupçonné par le peuple en démence, devenu l'objet de la haine des fameux lazzaronis, il fut contraint de se rendre prisonnier de guerre aux François, pour ne pas être massacré par les furieux qu'il commandoit. Toutefois emprisonné et gardé à vue, il ne put partir.

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Il falloit être aussi obstiné que Georges III pour confier le commandement des armées britanniques au duc d'York, son second fils.

Il fut baltu à Hondschoote par Houchard ; Pichegru le mit en déroute en Belgique et en Hollande, et Brune le força à quilter honteusement le territoire Batave.

Il donna à Alkmaër dans ce pays, la seconde édition de l'auvre que son oncle, le duc de Cumberland, avoit ébauchée à Closter-Seven en Westphalie, au commencement de la guerre de sept ans. Ce prince avoit peu d'esprit et une humeur violente, il se décourageoit aisément parce qu'il manquoit de justesse dans ses combinaisous.

Depuis son voyage en Prusse, il avoit de grandes prétentions sur l'art de la guerre.

Son père le regardoit comme le plus bel espoir de sa maison; mais il auroit plutôt conduit les armées angloises sous les fourches caudines qu'à la victoire et au triomphe.

Le prince Ferdinand disoit de lui que, semblable à un tambour, il ne faisoit de bruit qu'étant battu.

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