L'Année littéraire et dramatique: revue annuelle des principales productions de la littérature française et des traductions des œuvres les plus importantes des littératures étrangères, avec l'indication des événements les plus remarquables appartenant à l'histoire littéraire, dramatique et bibliographique de l'année, Volume 9

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L. Hachette et Cie, 1867 - Books
 

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Page 268 - Tout est d'un grand mérite également doué, Ce n'est plus un honneur que de se voir loué; D'éloges on regorge, à la tête on les jette, Et mon valet de chambre est mis dans la gazette.
Page 279 - N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ; A l'austère devoir pieusement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle : " Quelle est donc cette femme ?
Page 355 - Après l'abdication expresse ou légale, le Roi sera dans la classe des citoyens, et pourra être accusé et jugé comme eux pour les actes postérieurs à son abdication.
Page 278 - Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire, Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle...
Page 31 - La lune plaquait ses teintes de zinc Par angles obtus. Des bouts de fumée en forme de cinq Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus. Le ciel était gris. La bise pleurait Ainsi qu'un basson. Au loin, un matou frileux et discret Miaulait d'étrange et grêle façon.
Page 22 - Parce que son beau sein qui se gonfle a frémi, Sortent de ses longs yeux entr'ouverts à demi Deux rayons noirs, chargés d'une muette ivresse. Et l'eau vive s'endort dans les porphyres roux, Les rosiers de l'Iran ont cessé leurs murmures, Et les ramiers rêveurs leurs roucoulements doux. Tout se tait. L'oiseau grêle et le frelon jaloux Ne se querellent plus autour des figues mûres. Les rosiers de l'Iran ont cessé leurs murmures, Et l'eau vive s'endort dans les porphyres roux.
Page 257 - Ce sont tous ces jongleurs, patriotes de places, D'un faste de civisme entourant leurs grimaces, Prêcheurs d'égalité, pétris d'ambition; Ces faux adorateurs dont la dévotion N'est qu'un dehors plâtré, n'est qu'une hypocrisie; Ces bons et francs croyants dont l'âme apostasie , Qui, pour faire haïr le plus beau don des cieux, Nous font la liberté sanguinaire comme eux.
Page 327 - Sa piété, qui était celle d'un anachorète, ne lui ôta aucune vertu de roi. Une sage économie ne déroba rien à sa libéralité. Il sut accorder une politique profonde avec une justice exacte, et peut-être est-il le seul souverain qui mérite cette louange.
Page 278 - MON âme a son secret, ma vie a son mystère : Un amour éternel en un moment conçu. Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Page 22 - La Vérandah. Au tintement de l'eau dans les porphyres roux Les rosiers de l'Iran mêlent leurs frais murmures, Et les ramiers rêveurs leurs roucoulements doux. Tandis que l'oiseau grêle et le frelon jaloux, Sifflant et bourdonnant, mordent les figues mûres, Les rosiers de l'Iran mêlent leurs frais murmures Au tintement de l'eau dans les porphyres roux. Sous les treillis d'argent de la vérandah close, Dans l'air tiède embaumé de l'odeur des jasmins...

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