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XII.

Marguerite de Constantinople confirme la donation de biens situés à Mont-Sainte-Geneviève, faite par Thomas de Savoie et

Jeanne de Constantinople.

1 252.

MARGARETA, Flandrie et Hainonie comitissa, universis presentes literas inspecturis, salutem. Noverit universitas vestra, quod vir nobilis Thomas de Sabaudia, quondam Flandrie et Hanonie comes, et karissima domina, soror nostra, Johanna, clare memorie, quondam uxor eius, quatuor circiter bonuaria prati sita iuxta villam, que dicitur Mons sancte Genovefe, in Haynonia, ad annuum censum quatuor librarum contulerunt abbatisse et conventui Vallis sancti Georgii iuxta Namurcum, ordinis Cisterciencis, ab eis in perpetuum possidenda, nostro ad hoc accedente consensu. Nos igitur ad predicta tenenda nos et nostros successores in perpetuum obligantes, presentem cartam concedimus, sigilli nostri appensione munitam.

Datum anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo secundo.

Cartulaire de l'abbaye de Salzinnes, fol. 91 ro, à Namur.

XIII.

Marguerite de Constantinople fait à l'abbaye de Salzinnes une

donation de revenus à Mont-Sainte-Geneviève.

Juillet 1252.

MABGARETA, Flandrie et Hainonie comitissa, universis presentes literas inspecturis salutem. Noverit universitas vestra, quod, cum vir nobilis Thomas de Sabaudia, quondam Flan

drie et Hainonie comes, et karissima domina, soror mea Johanna, clare memorie, uxor ejus, circiter quatuor bonuaria prati sita juxta villam, que dicitur Mons sancte Genovefe, in Hainonia, ad annuum censum quatuor librarum contulerint abbatisse et conventui Vallis sancti Georgii juxta Namurcum, ordinis Cisterciensis, in perpetuum possidenda, nostro etiam ad id accedente consensu, nos postmodum dictum redditum quatuor librarum supradictis abbatisse et conventui in puram et perpetuam elemosinam, ob remedium anime nostre et ante. cessorum pariter et successorum nostrorum, remisimus, donavimus, et donamus presentium testimonio literarum, distribuendum annis singulis in die obitus nostri ad pitantiam faciendam conventui memorato. Si vero, quod absit, heres seu successor noster contradixerit predicte donationi nostre redditus supradicti, aut eam quoquo modo attemptaverit seu presumpserit irritare, predictis abbatisse et conventui donavimus sexaginta libras alborum in puram elemosinam ad emendum redditum perpetuum ad faciendam pitantiam annuatim in die obitus nostri conventui supradicto. Et ad dictam pecunie summam totaliter persolvendam successorem nostrum, qui nobis succedet, obligamus presentium testimonio literarum.

Datum anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo secundo, mense julio.

Cartulaire de l'abbaye de Salzinnes, fol. 91 ro et po.

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POUR SERVIR A

PLUSTOIRE ECCLÉSIASTIQUE

DE LA BELGIQUE

PUBLIÉS PAR

EDx. REUSENS, prof. à la fac. de théol. et biblioth. de l'Univ. cath. de Louvain

P. D. KUYL, directeur des Sæurs de charité à Anvers
C. B DE RIDDER, secrétaire et sous-archiviste de l'archevêché de Malines

J. BARBIER, curé à Liernu (Namur)

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LA MASSE OU SCEPTRE DE LA FACULTÉ DES ARTS DE

L'UNIVERSITÉ DE LOUVAIN, AU XVE SIÈCLE.

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Lorsque les premiers magistrats de l'Empire romain paraissaient en public, ils étaient précédés de licteurs portant une hache enveloppée et liée dans un faisceau de branches d'arbres. La hache, qui était le symbole de l'autorité suprême, fut remplacée au moyen âge par la masse ou sceptre dont se faisaient précéder les empereurs, les rois et les personnages revêtus d'une juridiction souveraine. Les Universités, qui à cette époque formaient de véritables républiques libres et indépendantes au milieu des Etats dans lesquels elles existaient, jouissaient aussi du privilége de se montrer en public précédées de cet insigne. Le Recteur de l'ancienne Université de Louvain ne sortait jamais en cérémonie, sans être accompagné d'un ou plusieurs bedeaux portant la masse. Magna est haec dignitas, dit Juste Lipse en parlant des fonctions rectorales, et splendorem ei dant accensi sive bedelli, ut vocant : quorum unus, praelato grandi argenteo sceptro, semper praecedit et ducit, famulis sequentibus. Interdum et octo praeeunt, cum suis quisque sceptris, sed in solemni processione aut die festo. Chaque Faculté avait également sa masse.

Les Actes ou procès-verbaux des séances de Faculté des Arts renferment des détails intéressants sur la

première masse de cette Faculté. Dès la troisième année de son existence, c'est-à-dire en 1429, la Faculté, pour rehausser l'éclat de ses actes publics, se fit faire une masse, consistant dans une verge de fer recouverte en

ANALECTES VII.

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