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27 déc. 1843. FRANCB. Ouverture de la session des

Chambres législatives. 2 janvier. PORTUGAL. Ouverture de la session des

Cortés. 1 février. GRANDE-BRETAGNE. - Ouverture des Parle

ments. 4 (16) mars. GRÈCE. Promulgation de la constitution

nouvelle. 8 mars, SUÈDE. Mort de Charles-Jean. 30 mai, FRANCE. Agression des Marocains. 15 juin.

FRANCE. · Défaite des Marocaios. 19 juin.

FRANCE. – Prise d'Ouelda. 3 juillet FRANCE, - Combat de la Haute-Mouilah. 26 juillet.

PRUSSE. Attentat contre la vie du roi. 5 août. FRANCE, Clôture de la session. 6 août. FRANCE. — Bombardement de Tanger. 9 (21) août. POLOGNE. - Nouvelle division du royaume. 14 août. FRANCE, – Bataille d'Isly. 15 août. FRANCE. · Bombardement de Mogador. 1 septembre. Traité de commerce entre la Prusse et la

Belgique. 5 septembre. GRANDE-BRETAGNB. Prorogation du Par.

lement. 10 septembre. France. Convention de Tanger. 40 octobre. ESPAGNE. Ouverture des Cortès. 24 octobre. NÉERLANDE. Ouverture des Etats-Géné.

raux. 22 octobre, BELGIQUE. Ouverture de la session légis.

lative. 18 décembre. PORTUGAL Clôture de la session législa

tive.

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HISTORIQUE UNIVERSEL

POUR 1844.

PREMIÈRE PARTIE.

HISTOIRE DE FRANCE.

CHAPITRE PREMIER.

Situation du pays.

Ouverture des Chambres. - Discours du Roi. Discussion de l'Adresse à la Chambre des pairs.--Discussion de l'Adresse i la Chambre des députés.

Au moment où le ministère et les Chambres allaient de nouveau se trouver en présence, la France, replacée dans une situation plus régulière, offrait le spectacle d'une grande nation reprenant, à la téle de la civilisation moderne, cette marche pacifique si favorable aux développements de la vie politique et matérielle, si nécessaire au maintien de l'équilibre du monde. Mais la crainte des dangers passés semblait fairo place, dans certaines régions de l'opinion publique, à la

Ann. hist. pour 1814.

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crainte des remèdes employés pour prévenir désormais de semblables périls. Le pouvoir qui gouvernait la France lui avait rendu la paix, et c'était là pour tous un juste sujet de reconnaissance : mais ne pouvait-on pas redouter que la réaction contre une politique inquiétante n'eût emporté trop loin ceux qui l'avaient accomplie avec tant de bonheur? On commençait à se demander si le ministère n'engageait pas trop intimement le pays dans la voie d'une alliance dont se défie l'instinct national : on lui reprochait de l'y retenir avec une inflexible persévérance, et de donner de ses intentions pacifiques des garanties nombreuses, sans exiger toujours des garanties équivalentes. En un mot, vouloir la paix non comme un heureux bienfait, mais comme une nécessité systématique, telle était, aux yeux de quelques-uns, l'erreur et la faiblesse du ministère. Cetle conviction tenace, mais honorable, qui affectait de braver les périls de l'impopularité, on lui demandait compte des résultats obtenus en Europe. Avait-elle répondu à toutes les espérances du pays, et la défiance qu'elle avait soulevée n'était-elle pas jusqu'à un certain point légigitime? Certes il y avait eu dans le rapprochement éclatant des deux plus grandes puissances du monde un sujet de joies et d'espérances communes : mais ce rapprochement plus apparent que réel, fondé plutôt sur des sympathies personnelles et sur des vues systématiques que sur l'affinité politique des deux pays, n'avait eu lieu peut-être que dans les hautes régions de la diplomatie. Les jalousies inutuelles, entretenues entre les deux peuples par la perpétuelle rivalité de leur puissance, semblaient s'être accrues en raison même des efforts que l'on venait de tenter pour les éteindre.

Au reste, en se liant à la paix le ministère du 29 octobre s'était assuré pour longtemps l'exercice du pouvoir. Déjà même il en était arrivé à se faire accepter par beaucoup comme la condition nécessaire du maintien du système

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