La société française du XVIe siècle au XXe siècle

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Perrin et cie, 1908 - France - 312 pages
 

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Page 208 - Les médecins, chirurgiens et autres officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes, et (ouïes autres personnes dépositaires, par état ou profession, des secrets qu'on leur confie...
Page 231 - Qu'estce que cela fait, donc? C'est à son amant qu'il ne faut jamais dire qu'on ne croit pas en Dieu; mais à son mari , cela est bien égal. — Et pourquoi donc cette distinction...
Page 266 - Jeune, j'aimais le temps de mon bel âge ; Ce temps si court, l'amour seul le remplit. Quand j'atteignis la saison d'être sage, Toujours j'aimai, la raison me le dit. Mais l'âge vient et le plaisir s'envole ; Mais mon bonheur ne s'envole aujourd'hui, Car j'aime encore et l'amour me console; Rien n'aurait pu me consoler de lui.
Page 273 - L'esprit de M. le chevalier d'Aydie est chaud, ferme et vigoureux ; tout en lui a la force et la 'Vérité du sentiment. On dit de M. de Fontenelle qu'à la place du cœur il a un second cerveau; on pourrait croire que la tête du chevalier contient un second cœur. Il prouve la vérité de ce que dit Rousseau, « que c'est dans notre » cœur que notre esprit réside.
Page 254 - Vous êtes de tous les pays ; aussi estimée à Londres qu'à Paris. Vous êtes de tous les temps , et quand je vous allègue pour faire honneur au mien , les jeunes gens vous nomment aussitôt pour donner l'avantage au leur. Vous voilà maîtresse du présent et du passé ; puissiez-vous avoir des droits considérables sur l'avenir! Je n'ai pas en vue la réputation, elle vous est assurée dans...
Page 234 - Les maris, réduits à souffrir ce qu'ils n'auraient pu empêcher sans se couvrir du plus grand des ridicules, avaient pris le parti sage de ne point vivre avec leurs femmes. Logeant ensemble, jamais ils ne se voyaient ; jamais on ne les rencontrait dans la même voiture ; jamais on ne les trouvait dans la même maison, à plus forte raison réunis dans un lieu public.
Page 271 - Madame de Castelmoron a été, depuis quarante ans, l'objet principal de ma vie. Elle a éprouvé toutes les différentes situations où je me suis trouvé par le sentiment de la plus sincère amitié. Elle a ressenti mes joies, elle a partagé mes peines, elle a été mon asile dans mon ennui, dans mes chagrins; elle a adouci mes douleurs dans des maladies aiguës que j'ai éprouvées : je serois seul, sans «Ile, dans le monde.
Page 217 - Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices, qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie...
Page 275 - Il me semble que, dans le rôle d'amoureuse, quelque violente que soit la situation, la modestie et la retenue sont choses nécessaires ; toute passion doit être dans les inflexions de la voix et dans les accents. Il faut laisser aux hommes et aux magiciens les gestes violents et hors de mesure ; une jeune princesse doit être plus modeste. Voilà mes réflexions.
Page 279 - J'ai tant joui, j'ai si bien senti le prix de la vie, que, s'il fallait recommencer, je voudrais que ce fût aux mêmes conditions. Aimer et souffrir, le ciel, l'enfer, voilà à quoi je me dévouerais, voilà ce que je voudrais sentir, voilà le climat que je voudrais habiter, et non cet état tempéré dans lequel vivent tous les sots et tous les automates dont nous sommes environnés.

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