Napoléon journaliste

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Plon-Nourrit et cie, 1918 - France - 434 pages
 

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Popular passages

Page 196 - ... il était rongé d'une vermine de petits défauts dont on ne pouvait l'épurer : libertin, mauvais sujet, gagnant beaucoup d'argent et le mangeant de même, à la fois serviteur de la légitimité et ambassadeur du roi nègre Christophe auprès de George III, correspondant diplomatique de M. le comte de Limonade, et buvant en vin de Champagne les appointements qu'on lui payait en sucre.
Page 274 - SM l'Impératrice n'a point dit cela; elle connaît trop bien nos Constitutions; elle sait trop bien que le premier représentant de la nation, c'est l'Empereur; car tout pouvoir vient de Dieu et de la nation.
Page 295 - Les journaux sont rédigés sans esprit. Est-il convenable, dans le moment actuel, d'aller dire que j'avais peu de monde, que je n'ai vaincu que parce que j'ai surpris l'ennemi et que nous étions un contre trois ? Il faut, en vérité...
Page 194 - Va-t'en, chétif insecte, excrément de la terre. C'est en ces mots que le Lion Parlait un jour au Moucheron. L'autre lui déclara la guerre. Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi Me fasse peur ni me soucie ? Un bœuf est plus puissant que toi, Je le mène à ma fantaisie.
Page 355 - Je crois bien que votre conduite n'est pas conforme aux règles d'une morale très sévère ; mais l'héroïsme a ses licences : et Voltaire ne manquerait pas de vous dire que vous faites votre métier d'illustre brigand comme Alexandre et comme Charlemagne. Cela peut suffire à un guerrier de vingt-neuf ans.
Page 41 - Mais je vous prédis, et je parle au nom de quatre-vingt mille soldats : le temps où de lâches avocats et de misérables bavards faisaient guillotiner les soldats est passé ; et, si vous y obligez, les soldats d'Italie viendront à la...
Page 193 - Or, rien ne me paraît moins utile que ces journaux mi-officiels qui ne vont que de la protection du gouvernement; ils n'ont pas un mois d'existence que chacun sait qui les fait, pourquoi et pour qui on les fait; alors on les lit bien moins pour s'en laisser diriger que pour savoir ce que le gouvernement veut qu'on pense, et dès qu'on voit un gouvernement quelconque prétendre faire l'opinion au jour le jour, les esprits se cabrent et se font une opinion directement opposée; à cela il ya de la...
Page 424 - Fontanes, savez-vous ce que j'admire le plus dans le monde?... C'est l'impuissance de la force pour organiser quelque chose. « Il n'ya que deux puissances dans le monde, le sabre et l'esprit. « J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses... A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
Page 243 - J'ai longtemps calculé et veillé pour parvenir à rétablir l'édifice social; aujourd'hui je suis obligé de veiller pour maintenir la liberté publique. Je n'entends pas que les Français deviennent des serfs. En France, tout ce qui n'est pas défendu est permis, et rien ne peut être défendu que par les lois, par les tribunaux ou par des mesures de haute police lorsqu'il s'agit des mœurs et de l'ordre publie.

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