Michel Iouriévitch Lermontov: sa vie et ses œuvres

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Plon-Nourrit, 1910 - 378 pages
 

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Page 316 - Je suis celui qu'on aime et qu'on ne connaît pas. Sur l'homme j'ai fondé mon empire de flamme Dans les désirs du cœur, dans les rêves de l'âme, Dans les liens des corps, attraits mystérieux, Dans les trésors du sang, dans les regards des yeux.
Page 359 - Grand roi , de l'innocence auguste protecteur, Des peines et des prix juste dispensateur, Exemple de justice inviolable et pure, Admirable à la race et présente et future , Prince et père à la fois, vengez-moi, vengez- vous, Avec votre pitié mêlez votre courroux, Et rendez aujourd'hui d'un juge inexorable Une marque aux neveux à jamais mémorable.
Page 43 - ... nouveau, du moins cela se voit rarement!... Vous supposerez qu'on me renvoie après cela tout de bon?... Eh bien, non, tout au contraire; les femmes sont ainsi faites. Je commence à avoir de l'aplomb avec elles; rien ne me trouble, ni colère ni tendresse; je suis toujours empressé et bouillant, avec un cœur assez froid, qui ne bat que dans les grandes occasions.
Page 303 - Si le rôle de l'historien est beau, il est souvent dangereux; mais il est des autels comme celui de l'honneur, qui, bien qu'abandonnés, réclament encore des sacrifices ; le dieu n'est point anéanti parce que le temple est désert. Partout où il reste une chance à la fortune, il n'ya point d'héroïsme à la tenter; les actions magnanimes sont celles dont le résultat prévu est le malheur et la mort.
Page 284 - Quelquefois une haute colonne se montrait seule debout dans un désert, comme une grande pensée s'élève, par intervalles, dans une âme que le temps et le malheur ont dévastée.
Page 321 - ... proche. Tel était mon esprit; j'avais beaucoup lu; en outre, j'avais appris à peindre. Je savais par cœur une grande quantité de choses, mais rien par ordre, de façon que j'avais la tête à la fois vide et gonflée, comme une éponge. Je devenais amoureux de tous les poètes l'un après l'autre; mais, étant d'une nature très-impressionnable, le dernier venu avait toujours le don de me dégoûter du reste.
Page 35 - Maintenant, j'aurai besoin de vos lettres plus que jamais : enfermé comme je le serai, cela sera ma plus grande jouissance ; cela seul pourra lier mon passé avec mon avenir, qui déjà s'en vont chacun de son côté, en laissant entre eux une barrière de deux tristes, pénibles années...
Page 306 - Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays, Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs, Ni le repos, ni l'abondance, Ni de voir à ta voix battre le jeune sein De nos sœurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim Couronne un coteau de sa danse, Adieu, voyageur blanc!
Page 62 - C'est franc au moins. Tout ce monde que j'ai injurié dans mes vers se plait à m'entourer de flatteries, les plus jolies femmes me demandent des vers et s'en vantent comme d'un triomphe. Néanmoins je m'ennuie. J'ai demandé d'aller au Caucase — refusé; on ne veut...
Page 62 - ... société non plus en solliciteur, mais en homme qui a conquis ses droits; j'excite la curiosité; on me recherche, on m'engage partout, sans que je fasse mine de le désirer méme; les femmes qui tiennent a avoir un salon remarquable veulent m'avoir, car je suis aussi un « lion »... Cette nouvelle expérience m...

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