Achille-François de Lascaris d'Urfé, marquis de Chastellet, lieutenant général des Armées de la République, 1759-1794

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Impr. Darantière, 1896 - 382 pages
 

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Page 323 - La nation ne peut jamais rendre sa confiance à un homme qui, infidèle à ses fonctions, parjure à ses serments, ourdit une fuite clandestine," obtient frauduleusement un passeport, cache un roi de France sous le déguisement d'un domestique, dirige sa course vers une frontière plus que suspecte, couverte de transfuges, et médite évidemment de ne rentrer dans nos...
Page 324 - tel office est évidemment un rien; c'est une » place de représentation et non d'utilité. Que la >» France , parvenue à l'âge de raison , ne se laisse » plus imposer par des mots, et qu'elle examine si » un roi insignifiant n'est pas en même temps fort
Page 323 - Ici l'acte est tout, le temps n'est rien. « 2° La nation ne peut jamais rendre sa confiance à un homme qui, infidèle à ses fonctions, parjure à ses serments, ourdit une fuite clandestine...
Page 323 - ... parmi nous pendant la fuite du ci-devant " roi, l'indifférence profonde avec laquelle nous l'avons vu ramener, sont des signes non équivoques que l'absence d'un roi vaut mieux que sa présence, et qu'il n'est pas seulement une superfluité politique, mais encore un fardeau très lourd qui pèse sur la nation.
Page 324 - Qu'est-ce, dans un gouvernement, qu'un office qui ne demande ni expérience ni habileté ; un office qu'on peut abandonner au hasard de la naissance ; qui peut être rempli par un idiot, un fou, un méchant, comme par un sage ? Un tel office est évidemment un rien : c'est une place de représentation, et non d'utilité.
Page 316 - ... le peuple. Cette révolution est faite, et vous devez en être d'autant moins fâché, que vous n'avez voulu y prendre aucune part ; mais aujourd'hui nous craignons les mêmes maux, l'anarchie , les dissensions civiles, la dissolution de toutes les forces publiques ; nous souhaitons les mêmes biens, le rétablissement du crédit, l'affermissement d'une liberté constitutionnelle , le retour de l'ordre, et une forte mesure du pouvoir exécutif. Une contre-révolution étant heureusement impossible,...
Page 283 - La noblesse ancienne reprend ses titres. La nouvelle conserve les siens. Le Roi fait des nobles à volonté ; mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs, sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société.
Page 323 - Sa fuite est-elle son propre fait, ou le fait de ceux qui sont partis avec lui ? At-il pris sa résolution de lui-même, ou la lui at-on inspirée ? Que nous importe ? Qu'il soit imbécile ou hypocrite, idiot ou fourbe, il est également indigne des fonctions de la royauté. 4° II est par conséquent libre de nous, comme nous sommes libres de lui.
Page 315 - Voilà, mon cher cousin, pour les affaires particulières ; mais il en est une générale , qui intéresse et qui doit réunir les bons citoyens, quelles qu'aient été leurs opinions politiques : nous aimons l'un et l'autre la liberté, il m'en fallait une plus forte dose qu'à vous, et je la voulais par le peuple et avec le peuple. Cette révolution est faite, et vous devez en être d'autant moins fâché, que vous n'avez voulu y prendre aucune part; mais aujourd'hui nous craignons les mêmes maux...
Page 321 - Lorsque les orléanistes et les républicains, par cette foule d'écrits virulens , eurent suffisamment préparé l'opinion publique à la déchéance de Louis XVI, ils hasardèrent une démarche tendant plus directement à leur but. On placarda sur tous les murs de Paris , et jusque...

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