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Swinemünde, Neufahrwasser et Pillau ne sont qu'exceptionnellement fermés par les glaces. A Pillau, notamment, les glaces poussées par le vent ne restent pas dans le chenal, elles pénètrent dans le haff; ce n'est que par vents d'est persistants que le port est pris, mais alors le Sund l'est également.

Plans de comparaison. — Dans tout l'Empire d'Allemagne, les nivellements officiels sont maintenant rapportés au repère d'Amsterdam, AP.

Éclairage. Balisage. — Des phares de grande portée signalent au loin les principaux ports. L'entrée des rivières ou des chenaux est indiquée par un feu fixe rouge établi sur le musoir de la jetée est; d'ordinaire, l'extrémité de la jetée ouest n'est pas pourvue de fanal. Un assez grand nombre de ces phares et fanaux sont encore éclairés au moyen d'appareils catoptriques.

La route à suivre pour donner entre les jetées est marquée de jour par des balises bien établies ; mais elle n'est généralement pas indiquée pendant la nuit.

Un cloche pour les temps brumeux existe presque toujours sur la jetée est, près du fanal.

Un système uniforme d'indications pour les passes navigables a été inauguré le 1* avril 1889. Les bouées à laisser sur tribord en entrant sont cylindriques et peintes en rouge ; celles à laisser sur bâbord sont coniques et peintes en noir. Les hauts fonds au large sont désignés par des tonnes cylindriques blanches surmontées d'indications donnant la direction du banc.

En divers points et notamment dans la Swine et à l'entrée de l'Oder, les chenaux sont signalés par des balises de formes diverses, entre autres par des mâteraux surmontés de balais.

CHAPITRE II

PORT DE LÜBECK.

Lübeck est situé sur la Trave à 21 kilomètres de la mer.

La Trave.

Historique. Le cours de la Trave (Pl. 21, fig. 2) est sinueux et souvent étroit, il présente des courbes de petits rayons ; la profondeur, en bien des points, ne dépassait pas 4 mètres. Pour faciliter l'accès de Lübeck aux grands navires, le fleuve a été élargi, approfondi et rectifié ; diverses coupures ont été faites à cet effet. En 1883, la profondeur d'eau n'était, nulle part, inférieure à 5",50 et le rayon minimum des courbes avait été porté à 700 mètl'eS.

Depuis cette époque, l'approfondissement se poursuit de manière à obtenir partout un tirant d'eau de 6 mètres et même de 6",50. Les nouveaux quais du port de Lübeck sont établis en prévision de cette dernière profondeur.

Cours du fleuve. La Trave se jette à la mer au fond de la Vaste baie de Lübeck ; son embouchure, comprise entre deux jetées construites il y a une soixantaine d'années, n'est exposée qu'aux vents du nord-est. La côte avoisinante, formée de falaises de 15 mètres de hauteur, est fortement attaquée par la mer ; les détritus qui en prOViennent sont entraînés dans le chenal par les lames dominantes et le courant littoral. Pour prévenir les atterrissements qui en résultent, l'on avait d'abord songé à prolonger les jetées jusqu'à ce qu'elles atteignent les grandes profondeurs, mais on a renoncé à cette idée pour s'en tenir à des dragages. Un grand réservoir est creusé à l'ouest des jetées à 6",50 au-dessous du niveau moyen ; son entretien exige une dépense d'environ 69.000 francs tous les quatre ans. Dans le chenal compris entre la mer et les lacs que traverse la Trave avant d'y déboucher, les profondeurs se maintiennent naturellement sous l'action des courants alternatifs dus à la dénivellation occasionnée par les vents. Mais une quantité assez considérable d'alluvions se déposent dans le Dassower See et le Pötenitzer Wiek, notamment à l'emplacement qu'occupe le chenal navigable ; des dragages périodiques sont nécessaires pour maintenir, en cet endroit, les profondeurs d'eau qu'exige la navigation ; il en est de même aux environs de Stülpe. Le cube à enlever, en ce dernier endroit, est un peu moindre que celui dragué à Travemünde. En amont, jusqu'à Lübeck, les apports sont presque nuls. Les coupures faites pour la régularisation de la Trave ont une largeur de 50 mètres en plafond et de 65 à 75 mètres au plan d'eau. Le cube, extrait à ce jour pour approfondir et rectifier le fleuve, dépasse 4 millions de mètres ; les déblais ont servi à barrer en amont les parties abandonnées de l'ancien lit et à rehausser les terrains bas situés à proximité des rives du fleuve. Les berges présentent généralement des talus de 2 ou 3 de base pour 1 de hauteur ; elles avaient d'abord été défendues contre le batillage des eaux au moyen de lignes jointives de palplanches ou de madriers cloués sur des files de pieux distants les uns des autres de 1",20 à 1",50 ; mais ces systèmes n'ont pas donné de bons résultats, les palplanches et les pieux étant renversés par la poussée du terrain. On a trouvé préférable à tous égards de défendre seulement les rives au moyen de plantations de roseaux faites sur une large berme placée un peu au-dessous du niveau des eaux.

Les glaces ne constituent pas un obstacle sérieux pour la navigation sur la Trave ; les bateaux briseglaces suffisent presque toujours à maintenir la circulation. Pour empêcher les glaces provenant du Pötenitzer Wiek et du Dassower See de se déverser à la mer par le fleuve, des piliers en maçonnerie ont été établis le long de la rive droite du chenal à la traversée de ces lacs; ils sont distants les uns des autres de 75 mètres.

Eclairage et balisage. L'embouchure de la Trave est signalée par un phare portant deux feux fixes blancs ; l'un, situé à 30",80 de hauteur, est visible à 16 milles de distance ; l'autre, élevé seulement de 21",20, n'a qu'une portée de 6 milles.

L'alignement à suivre pour gagner les jetées est donné par deux balises qui, pendant la nuit, portent des feux fixes rouges.

Port de Lübeck.

Description du port. — Le port de Lübeck (Pl. 22, fig. 2) comprend des quais et des chantiers de dépôt de bois le long de la Trave et du Stadtgraben (anciens fossés des fortifications), qui prend le nom de Holzhafen dans la partie aval. Un établissement spécialement affecté au commerce des pétroles et des goudrons a été récemment créé en aval de la ville. Le port est en voie de transformation complète ; presque tOus les ouvrages existants doivent disparaître dans un temps plus ou moins court.

La Trave, dans l'intérieur de la ville, a une largeur de 30",00 à 73",80 au plan d'eau, et une largeur moindre de 8 à 10 mètres au plafond ; elle présente des courbes dont le rayon s'abaisse jusqu'à 162",50. En aval du pont Holsten, sur 210 mètres, la profondeur n'est que de 4",30; elle ne peut être augmentée, par suite de la présence en cet endroit d'anciennes fondations en pilotis et maçonnerie. En aval de la ville, la largeur varie de 81 à 90 mètres; la profondeur est de 5",50.

Le Stadtgraben n'a que 18",80 de largeur au plafond ; il s'y rencontre des courbes dont le rayon n'est que de 75 et même de 50 mètres; la profondeur est de 3",50 en aval du pont du chemin de fer et de 2",50 en amont. Il existe cependant une convention en vertu de laquelle le chemin de fer est obligé de maintenir dans le Stadtgraben une largeur au plafond de 25",80, des profondeurs de 4",40 ainsi que des courbes d'un rayon minimum de 90 mètres.

La Trave supérieure, un bassin se trouvant en amont du pont Dankwärts, le Mühlenteich et le Krähenteich établissant la communication avec la Wakenitz, ne sont accessibles qu'aux bateaux de navigation intérieure arrivant par le canal de Stecknitz ; les largeurs de la Trave supérieure et du bassin qui y débouche varient de 29 à 63 mètres.

Quais. Le développement des rives utilisables pour le commerce est de . . . . . . . . . . . . . . 4.574 m Ainsi répartis : Trave, en aval de la jonction avec le Stadtgraben. . 646o en a mOnt sssmo-o s-mms-o . . 2.046 Holz hafen, en aval du pont du chemin de fer . . 938 Stadtgraben en amont — s-o © ð 944

Ne sont pas compris dans ces chiffres, les parties des rives occupées par des chantiers ou des usines appartemant à divers particuliers.

La longueur des quais n'est que de . . . . . 3.01 4 m
Savoir :
Trave, en aval de la jonction avec le Stadtgraben, . 323m
— en amOnt E-5 gas-mams . . 2.046

Holz hafen, Stadtgraben . . . . . . . . . . . . . '• 645

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