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1" fascicule. In-8°, vI-298 p. avec fig. Nancy, imp. et lib. Berger-Levrault et C°. Paris. 6 fr. LEMoINE (R.). — L'Électricité dans l'industrie. Rapport présenté à l'Association des anciens élèves des Écoles supérieures de commerce et d'industrie de Rouen ; par Raoul Lemoine, ingénieur chimiste, ancien élève de l'École supérieure d'industrie de Rouen et du laboratoire des hautes études. 2° édition. In-8°, XII-184 p. Rouen, imp. Benderitter. 6 fr. LE VERRIER (U.). — Note sur les progrès récents de la métallurgie; par U. Le Verrier, ingénieur en chef des mines. Grand in-8°, 85 p. Marseille, imp. Barlatier et Barthelet. NANsoUTY (M. de). — Éclairage électrique de la gare de l'Est; par Max de Nansouty, ingénieur civil, membre de la Société internationale des électriciens. In-8°, 20 p. avec fig. et planche. Paris, imp. Chaix. (13 août.) POMEL (A.), J. CURIE et G. FLAMAND. — Carte géologique de l'Algérie. (Directeurs : MM. Pomel et Pouyanne). Explication de la 2° édition de la carte géologique provisoire de l'Algérie au au 1/800.000°; par A. Pomel, membre correspondant de l'Institut. Suivie d'une étude succincte sur les roches éruptives de cette région, par MM. J. Curie et G. Flamand. In-4°, 330 p. Alger, imp. Fontana et C°. RIGAUD. — Les Comestibles minéraux, conférence de M. Rigaud, ingénieur en chef des mines. In-8°, 31 p. Nîmes, imp. Roger et Laporte. ToMMASI (D.). — Traité des piles électriques. Piles hydro-électriques, Accumulateurs, Piles thermo-électriques et pyro-électriques; par Donato Tommasi, docteur ès sciences. In-16, II-685 p. avec fig. Troyes, imp. Dufour-Bouquot. Paris, lib. Carré. (1889.) ZEILLER (B.).— Bassin houiller et permien d'Autun et d'Épinac, fascicule II. Flore fossile (Première partie); par B. Zeiller, ingénieur en chef des mines. In-4° et 1 atlas in-4° de 27 planches. Paris, lib. Baudry et C°. Liège. 30 fr. Le fascicule premier : Stratigraphie; par DELAFOND, ingénieur en chef des mines, a paru en février 1890. In-4°, 15 fig. une planche et une carte géologique au 40.000°, par Michel Lévy, Delafond et Renault. 12 f. Cet ouvrage fait partie des Études des gîtes minéraux de la France, publiées sous les auspices de M. le Ministre des travaux publics, par le service des topographies souterraines.

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Par M. P. GUILLEMAIN, Inspecteur général, Directeur de l'École des ponts et chaussées.

Le 2 mars 1890, s'est éteint dans la retraite, à Corbigny (Nièvre), un des doyens du corps des ponts et chaussées, M. Charié-Marsaines, inspecteur général des ponts et chaussées.

M. Charié-Marsaines (Pierre-Gustave)était né, à Paris, le 24 janvier 1802 (4 pluviôse an X). Issu d'une honorable famille de Joigny, il appartenait à cette forte génération née avec le siècle et dont ont fait partie les Jullien, Talabot, Didion, Darcy, Collignon, Reynaud et tant d'autres ingénieurs éminents qui ont puissamment contribué à donner au corps des ponts et chaussées la considération dont il est entouré.

Entré à l'École polytechnique le 1" novembre 1821, il en sortit en 1823 dans les ponts et chaussées et, après deux missions dans le Lot-et-Garonne et la Somme, il fut attaché le 1o mai 1826 au canal du Rhône au Rhin avec canal qui communique avec Mulhouse et Bâle , il eut, entre autres ouvrages d'art, à construire l'écluse d'embouchure dans le Rhin, et divers travaux de consolidation et d'étanchement qui l'occupèrent jusqu'au commencement de 1830. Pendant cette période, il prit successivement les grades d'aspirant ingénieur et d'ingénieur Ordinaire de 2° classe. Le 1o juin 1830, M. Charié fut chargé, d'abord comme ingénieur ordinaire sous la direction de MM. Poirée , Mossé et Frissard, puis comme ingénieur en chef, des travaux d'achèvement du canal du Nivernais. Ce canal qui joint la Loire à la Seine par les vallées de l'Aron et de l'Yonne, avait été commencé de 1784 à 1791, puis abandonné jusqu'en 1823, sauf une tentative de reprise en 1811 , tentative qui avorta presque immédiatement sous la pression des grands événements de cette époque. Les travaux du bief de partage, comprenant trois souterrains et plusieurs tranchées, avaient été attaqués sur une grande étendue à la fin du siècle dernier, puis interrompus, ainsi que nous venons de le dire, pendant une période de trente ans, et présentaient ainsi la situation la plus confuse. Le terrain de lias dans lequel est établi le bief de partage est haché, sur ce point, de failles nombreuses et rapprochées qui présentent au tracé une succession de couches inclinées de calcaires, de marnes et d'argiles vertes et rouges, fluentes sur de grandes épaisseurs, et reposant sur des arkoses. Les ouvrages construits en terrain de rOcher Ou appuyés sur lui s'étaient partiellement conservés, mais ceux qui traversaient les couches argileuses, et c'était le plus grand nombre, s'étaient effondrés lorsque les étais qui maintenaient les portions non terminées s'étaient pourris. La traversée de ces éboulis et la reprise des portions avariées étaient une opération des plus délicates, surtout à ce moment où l'expérience des souterrains était loin d'avoir acquis le développement que lui a donné, depuis, la création de notre réseau de chemins de fer. M. Charié-Marsaines a exposé lui-même, dans les Annales des ponts et chaussées (année 1848, 1* semestre), les difficultés de l'opération et les procédés auxquels il dut avoir recours, à cette époque où l'on ne disposait pas comme aujourd'hui d'un matériel perfectionné et d'engins mécaniques commodes et puissants. Il n'en réussit pas moins et le canal du Nivernais put être livré à la navigation le 15 mars 1841, avec ses 113 écluses et les travaux accessoires qui dépendent d'une voie navigable dans un pays accidenté. M. Charié avait été nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 9 mai 1839 et ingénieur en chef le 20 janvier 1841 ; il en remplissait les fonctions depuis deux ans. Toutefois , l'œuvre n'était pas complète , et les ressources en eau n'étaient pas suffisantes pour assurer au nouveau canal une navigation permanente pendant la . saison sèche. M. Charié proposa alors et fit exécuter, de 1842 à 1844, la rigole d'Yonne dont on trouve la description dans les Annales de 1851 (1o semestre). Cette rigole, de 28 kilomètres de longueur, traverse un pays sauvage où ont été établis de grands et beaux ouvrages d'art qui peuvent être considérés comme des types d'économie et de bonne construction. Avec cet accessoire et divers travaux complémentaires exécutés de 1844 à 1846, le canal du Nivernais fut à même de remplir la destination que lui assignaient les besoins de l'époque, et le service de construction fut supprimé. Le 1o janvier 1847, M. Charié fut chargé du service du canal de la Somme, ainsi que de la baie de Somme et des ports qui en dépendent; puis, peu de temps après, le 1o avril 1848, l'administration lui confia les ports de Calais et de Boulogne, avec la construction des phares de la Canche, ainsi que le service spécial des irrigations, desséchements et usines dans le département du Pas-deCalais. Il y passa trois années et fut ensuite placé, le 16 juin 1852, à la tête du service du département du Nord qui comprenait 600 kilomètres de routes nationales, l.200 kilomètres de routes départementales et chemins vicinaux de grande communication, 330 kilomètres de voies navigables et le service hydraulique. Dans ce poste important qu'il occupa jusqu'au 10 décembre 1855, il sut se maintenir dans la meilleure situation vis-à-vis de tous, tout en apportant aux nombreux détails de ce vaste service, le soin scrupuleux avec lequel il étudiait toutes les affaires. Il a notamment exposé, dans les Annales des ponts et chaussées de 1857 (1* semestre), une comparaison entre les chaussées pavées et empierrées, comparaison de la plus haute importance pour le département du Nord, où la question était très discutée. Le 10 décembre 1855, l'administration l'appela au Conseil général des ponts et chaussées en qualité d'inspecteur général, et il y remplit les fonctions de secrétaire jusqu'au 1o décembre 1858. Tous ceux qui connaissent l'organisation de l'administration des ponts et chaussées savent l'assiduité , le tact , les recherches laborieuses qu'exige ce poste, dont le titulaire, tout en prenant part aux débats, a en outre la mission de maintenir au sein de l'assemblée la tradition dont il est le principal dépositaire, et de donner une forme claire et concise aux discussions, quelle qu'ait été leur ampleur. C'est pendant cette période que M. Charié fut fait officier de la Légion d'Honneur (5 août 1857). Il fut ensuite chargé de l'inspection du 11° arrondissement, comprenant la Charente, la Charente-Inférieure, la Vendée , les Deux-Sèvres , la Vienne et la HauteVienne. Il conserva ces fonctions jusqu'au 25 janvier 1867, époque à laquelle il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite par limite d'âge. Pendant cette période, il accomplit concurremment avec M. Delmas, administra

la résidence d'Huningue. Chargé de l'embranchement du Ann. des P. et Ch. MÉMoIREs. 7° sér., 1*° ann., 2° cah.— ToME I. 15

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