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CHRONIQUE

Barrages de grande hauteur résistant
par leur propre poids.

Remarque sur les courbes de glissement figurant aux Annexes de la Circulaire du 19 octobre 1923.

M. Eydoux, Professeur d'Hydraulique à l'École des Ponts et Chaussées, a signalé au Secrétariat des Annales, que la figure reproduite p. 352 du fascicule 1923, VI, contient à la fois une erreur et une lacune, en ce qui concerne le tracé de la ligne de glissement de seconde espèce, celle qui ne traverse pas le massif de part en part et qui fait un angle de - avec les isostatiques qualifiées de pre 4

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mière espèce, et en dessous de celle-ci.

D'une part, cette courbe, au voisinage du point marqué D, paraît être tangente à un rayon vecteur issu du sommet du barrage. Or, cela est évidemment impossible, car sans cela deux courbes de même espèce se recoupe.aient. Il y a donc là un défaut de tracé.

D'autre part, l'absence de tout tracé dans la région voisine du parement d'aval pourrait laisser croire que dans cette région il n'y a pas de courbes de glissement de cette même famille. Il eût été bon d'en amorcer une branche partant d'un point du parement d'aval, à titre de spécimen, comme on l'a fait pour la branche partant du parement d'amont.

Au surplus, il est intéressant de constater que ces branches de courbes ont pour asymptote commune (dans le cas considéré d'un barrage ne satisfaisant pas à la condition de Maurice Lévy) une droite issue du sommet dont la détermination est facile par tâtonnement. Il est bien certain, puisque dans ce cas l'isostatique de première espèce part perpendiculairement au parement d'amont pour aboutir asymptotiquement au parement d'aval, que sa tangente fait avec le rayon vecteur issu du sommet un angle variable graduellement entre et o, et qu'en un certain point cet angle se trouve égal à f. Le rayon vecteur correspondant est donc une ligne de glissement particulière.

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π

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La figure en question serait donc utilement remplacée par la figure ci-jointe rectifiée et complétée comme il vient d'être dit. N. D. L. R.

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N° 7

COMPTE RENDU DES PÉRIODIQUES

Périodiques français par M. PIGEAUD, Inspecteur général. Périodiques étrangers, par M. THÉRON, Ingénieur en chef.

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Génie civil (2 février 1924). Camillo MOLITOR: Calcul de l'arc à deux rotules équilibré par un chaînage polygonal. La stabilité des arcs exige des appuis en terrain tout à fait résistant.

Dans les arcs à deux rotules, il est possible, dans beaucoup de cas, d'éviter la sujétion que crée l'interdépendance des appuis et des réactions complémentaires, par l'emploi du chaînage d'équilibre les appuis ne supportent plus alors que des réactions principales, statiquement déterminables par les conditions d'équilibre avec le système de forces appliquées.

:

L'auteur étudie le mode d'action de ce chaînage, et la détermination des lignes d'influence fondamentales.

III.

MATÉRIAUX ET PROCÉDÉS GÉNÉRAUX DE CONSTRUCTION.

Génie civil (12 janvier 1924). - Etude expérimentale de la transmission de la chaleur par quelques matériaux de construction, faite à l'Université de Lausanne. Un facteur important à déterminer, lorsqu'il s'agit de réaliser des économies en réduisant l'épaisseur des murs, est celui de la transmission de la chaleur par les matériaux employés. Les résultats peu concordants d'essais ou de calculs publiés laissaient des doutes: il fallait que les expérienecs fussent reprises sur une série de murs construits avec des matériaux usuels, dans des conditions identiques, en un même laboratoire.

Dans ce but, la Section romande de l'Union suisse pour l'amélioration du logement, a fait exécuter une série d'essais prolongés sur la déperdition du calorique à travers des parois en matériaux de construction, tels que briques et pierres de différente nature. On trouvera dans l'article précité une analyse du rapport officiel, indiquant la méthode employée et les premiers résultats obtenus.

-(2 février 1924). Essais de résistance de dalles transparentes formées d'éléments en verre assemblés par du béton armé. - Des essais de résistance de dalles transparentes ont été faits dernièrement par les soins de MM. Limousin et C1e, sur la demande des Manufactures de Saint-Gobain.

Ces dalles sont formées d'éléments de verre largement évidés par dessous, de 10 centimètres d'épaisseur, répartis dans les cases d'un damier. Les éléments en verre occupent ainsi la plus grande partie de la surface de la dalle. Le damier est entouré d'une bande pleine en béton armé, de même épaisseur que la dalle.. Les pavés en verre sont jointifs, et maintenus par le béton armé qui remplit leurs intervalles; des cannelures augmentent l'adhérence du verre au béton.

Il résulte de ces essais, dont on trouvera le détail dans l'article cité, qu'on peut donner à ces dalles une résistance largement suffisante pour la circulation des véhicules.

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Engineering (Londres, 5 octobre 1923). - Détérioration des matériaux par l'eau de mer. Cet article est une analyse détaillée du troisième rapport du Comité de l'Institution of Civil Engineers, constitué depuis 1916 pour étudier la détérioration à l'eau de mer des matériaux de construction et tous sujets connexes.

Les expériences de corrosion des fers et aciers ont porté sur 1.330 échantillons de 24 × 3 × 0,5 pouces; chaque série comprenait un acier à teneur moyenne en carbone, faible en soufre et phosphore; un acier doux à teneur faible en manganèse, haute en soufre et phosphore; un acier à 0,4 % de carbone; un acier à 0,5 % C et 2% Cu; des aciers à 3,5 % et 36 % Ni; un acier à 13 °% Cr; divers fers forgés et fontes.

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D'autres échantillons destinés à étudier les effets galvaniques comportaient deux métaux de nuance différente mis en contact sous forme de plaques rivées ou de rivets. Les échantillons ont été exposés à Plymouth, Auckland (Nouvelle-Zélande), Colombo et Halifax, en diverses séries exposées respectivement au-dessous des plus basses mers; au niveau moyen ; au-dessus des plus hautes mers pour étudier l'effet de l'air humide; en eau douce, et destinées à rester en place cinq, dix et quinze ans. L'article donne en détail la nature et l'importance des corrosions constatées.

Une autre série d'expériences a porté sur des échantillons découpés au voisinage de la rupture dans des barres étirées jusqu'à rupture. La corrosion serait comparable à celle du témoin non étiré

pour les fers et les aciers ordinaires; elle serait beaucoup plus forte pour les aciers au nickel et au chrome.

Quelques expériences ont été faites sur le béton; il semble en résulter qu'un enduit de 2 pouces suffit pour préserver d'une manière efficace le béton sous-jacent.

Les expériences sur le bois de charpente ont porté sur la lutte contre le taret et autres animalcules xylophages. Le procédé Cunningham s'est montré un des plus efficaces; il consiste à enduire la pièce de vaseline, à laquelle on met le feu avec une lampe à souder; il en résulte une carbonisation assez profonde que l'on consolide par un martelage.

Zeitschrift des œsterr. Ingenieur-Vereines (26 octobre). EFFENBERGER : L'étude des galeries souterraines sous pression intérieure.· L'auteur fait un exposé d'ensemble de la question. Il assimile le calcul d'une galerie souterraine sous pression à celui d'un tube de canon et donne la théorie de la résistance d'une telle galerie. Il passe en revue les types de blindage qui conviennent dans ce cas, soit en tôle, soit en bois, soit en béton armé, soit en asphalte; il examine les dispositifs de construction et les modes de jonction des éléments de ces blindages, en ce qui concerne la tôle ou le bois. Pour la galerie, il préfère la section circulaire aux sections du genre ovale ou anse de panier, dans lesquelles les pressions ne se répartissent pas également dans toutes les directions.

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Revue universelle des Mines (Liége, 1er janvier 1924). - G. MAGNEL: Influence de l'âge du béton sur son coefficient d'élasticité. Les conclusions tirées par l'auteur d'une série de mesures du coefficient d'élasticité du béton courant, à divers âges et dans diverses conditions de mise en charge, sont les suivantes :

1o Entre trois mois et un an, la résistance augmente légèrement, et pendant ce temps le coefficient d'élasticité reste pratiquement constant ;

2o La déformation permanente sous une même charge est beaucoup plus petite à un an qu'à trois mois. Il en résulte que la fatigue du béton est beaucoup moins grande après un an.

C'est surtout à ce dernier point de vue que le béton semble gagner en vieillissant. En pratique, il y a donc grand avantage à attendre quelques mois avant de mettre en service une construction en béton armé soumise à des trépidations ou à des mises en charge fréquemment répétées, telles que les poutres de pont roulant, les ponts

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