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ouvertures; si l'on introduit de l'eau par

l'une de ces ouvertures , cette eau chassera l'air qui y est renfermé, par l'autre ouverture, et cela avec d'autant plus de force que

la colonne d'eau aura plus de pesanteur en raison de la distance au niveau. C'est sur ce principe que sont fondés les nouveaux soufflets.

Explication de la planche 2r.

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La fig. 11e, représente une coupe verticale et par le milieu de cette machine.

a a' sont deux caisses d'une forme quela conque en bois ou autre matière, qui ont chacune 6 pieds en earré de base, un pied de hauteur, et 36 pieds cubes de capacité. : b c est un balancier ou levier du premier genre , qui porte un clapet à chacune de ses extrémités, et dont les bras sont :: 4:1. La corde de l'arc que décrit dans ses oscillation's l'extrémité b de ce balancier, excédant l'épaisseur de la caisse a, l'on pratiquera dans le dessus de cette caisse une mortaise de longueur et largeur convenables, que l'on recou vrira avec un tasseau de bois également mortaisé dans une partie suffisante de son épaisseur, pour que le balancier soit libre dans ses

mouvemens. Comme cela est facile à concevoir, je ne l'ai marqué dans la figure que par des lignes ponctuées, pour éviter la confusion.

d. est un clapet qui ferme alternativement le canal i et l'ouverture k.

Ce clapet est suspendu au balancier par une vis à écrou qui sert à le rapprocher ou éloigner à volonté de l'extrémité c de ce balancier, afin de régler la longueur de la tringle qui le porte, de manière à ce que ce même clapet étant appliqué sur l'ouverture k , le clapet e, suspendu à l'autre extrémité du levier, s'applique également contre l'ouverture b. Mais comme la dilatation et la contraction auxquelles sont sujets les bois et les métaux , par les variations hygrométriques et thermométriques de l'air, pourraient nécessiter de mettre la main souvent à cet écrou pour le serrer ou desserrer, on peut substituer plus avantageusement à ce moyen quatre liteaux mobiles adaptés aux bords du clapet d, lesquels ayant un pouce à-peu-près de course , s'appuieraient toujours sur les bords de l'ouverture k, malgré les variations dont je viens de parler.

e est le second clapet, destiné à fermer l'ouverture b, et dont le poids comprime le clapet d contre l'ouverture qu'il ferme.

f est un autre clapet plus petit, en sapin ou autre bois léger et résineux, servant à fermer le passage du porte-vent i lorsque l'eau arrive à sa hauteur

Ces clapets ou les bords de l'orifice qu'ils ferment, doivent être garnis de bandes de gros cuir ou de feutre bien imprégnées de suif ou autre corps gras , pour qu'ils s'appliquent le plus hermétiquement qu'il est possible contre ces ouveștures. L'on doit prendre aussi la même précaution à l'égard des soupapes à aię

66'm m':

& g' sont deux soupapes pour la rentrée de l'air dans les caisses; ces soupapes ont und queue et un petit contre-poids qui les tient légèrement appliquées contre l'ouverture qu'elles ferment, afin que l'air éprouve la moins grande résistance possible, à s'introduire dans les caisses, et qu'il y conserve par conséquent la même densité que l'air extérieur, ce qui n'arrive pas lorsque ces soupapes lui opposent une résistance un peu considérable, comme cela a lieu ordinairement (1).

(1) La figure représente ces deux soupapes dans le même plan vertical où se trouve le balancier b c, pour faire voir d'un seul coup-d'ail et dans la même figure toutes

h est un canal par où l'eau arrive dans la caisse supérieure et dont la section transversale á 15 pouces en carré. Ce canal est évasé dur côté du réservoir , pour diminuer, autant que possible, l'effet de la contraction de la veine fluide. ii est un autre canal qui a les mêmeldimensions , et qui sert de communication de la première à la seconde caisse. Ce canal est de même évasé, de manière à rendre presque nul le déchet d'orifice.

k est l'ouverture par où l'eau s'écoule en dernier lieu, après avoir successivement chassé l'air des deux caisses; cette ouverture doit avoir également 15 pouces' en carré.

i l' sont deux tuyaux qui portent le vent des caisses au réservoir à air n. imm' sont deux soupapes destinées à fermer les tuyaux l l pendant les interruptions que l'air éprouve dans son émission par ces tuyaux.

in est un réservoir à air, dans le quel l'eau, entrant et sortant librement par sa partie inférieure, cède par momens à la compression de l'air, ou l'augmente parfois , selon les alternatives de la machine soufflante, et par ce moyen rend à-peu-près uniforme le courant d'air qui est porté au fourneau :chose très-importate et que l'on néglige beaucoup trop en France , tandis qu'en Angleterre on a si bien senti cette importance, que dans presque tous les fourneaux et forges l'on a' eu recours à plusieurs moyens dont quelques - uns sont même fort dispendieux, pour obtenir un vent plus égal que celui qui est produit directe ment par les machines soufflantes.

les pièces mobiles de la machine; mais l'on conçoit bien que celle de ces deux soupapes qui est dans la caisse supérieure doit être un peu reculée du plan du balancier, pour ne pas gêner son mouvement; ou bien on la fera ouvrir dans un autre sens.

o est un canal en bois, composé tout simplement de quatre planches solidement réunies ensemble , destiné à conduire le vent des caisses au réservoir et de celui-ci au porte

vent p.

p est un tuyau ou porte-vent qui se prolonge jusqu'à la tuyère du fourneau.

L'on doit toujours donner à ces tuyaux le plus grand diamètre possible, surtout lorsqu'ils ont une grande longueur, pour diminuer le frottement considérable que l'air éprouve de la part de leurs parois, lorsque sa vîtesse est trop grande; l'on doit aussi éviter les

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